C’est au tour des séries que j’ai préférées en 2025 d’être mises à l’honneur. Je constate que j’ai beaucoup apprécié les créations comiques cette année. J’ai cependant l’impression d’avoir moins vu de séries vraiment marquantes par rapport aux autres années, contrairement à quelques animés qui valent vraiment le coup d’oeil. Comme tous les ans, ce sont des séries que j’ai regardées cette année, et pas toujours sorties en 2025.
Abbott Elementary
Les enseignants de l’une des pires écoles publiques du pays se soutiennent mutuellement et tentent de trouver un moyen de contrecarrer les directives de l’éducation nationale vis-à-vis des élèves.

Abbott Elementary reprend le principe du documentaire humouristique en se plaçant dans une école primaire à Philadelphie. Avec toutes les joies que l’ont peut imaginer dans le système public américain. Pas de fonds, pas de matériel pour les enfants, mais des professeurs motivés qui se donnent à fond pour leurs élèves. La série déploie un humour bienveillant avec une galerie de personnages attachants et aux caractères très variés : de la professeur expérimentée bigote en passant par l’écologiste bien pensant jusqu’au nouveau venu blasé et coincé… Ils font tous face aux mêmes problèmes, le tout avec un humour toujours bien rythmé. La série a un air de « Parks and recreation », avec son même côté énergisant. Le casting est parfait, apportant beaucoup de fraîcheur et d’excentricité à leurs personnages. Mention spéciale à Gregory et ses regards face caméra qui traduisent parfaitement son désespoir.
Disponible sur Disney +
Poker Face
Engagée dans un long périple au volant de sa Plymouth Barracuda, Charlie Cale rencontre de nouvelles personnes à chaque arrêt et ne peut s’empêcher de résoudre des crimes grâce à une extraordinaire capacité à repérer lorsque quelqu’un ment.

Une excellente série qui ne fait que se bonifier au fil des épisodes ! Natasha Lyonne incarne une Colombo au féminin qui parcourt les Etats-Unis pour fuir une sombre affaire. Ne pouvant s’empêcher d’entrer dans les affaires des autres, chaque arrêt lui donne l’occasion d’enquêter sur un meurtre, et les spectateurs savent qui est le tueur dès le début de l’épisode. Le plus intéressant est de voir comment Charlie est entrée dans leur vie, depuis quand et comment elle démêle des crimes parfois compliqués. On arrive même à être surpris par le déroulé de certains scénarios. Chaque épisode permet d’explorer les spécificités de l’Amérique profonde : fans de barbecue, groupes de musique has-been… Certains autres pastichent habilement d’autres séries (y compris Colombo ou Hustle) et sont particulièrement drôles. Il y a également de très nombreuses guest stars d’excellente qualité, parfois dans des rôles à contre-emploi, ce qui apporte pas mal de surprises côté casting.
Disponible sur Canal plus VOD
Ghosts
Sam et Ryan emménagent dans une maison qui semblerait déjà habitée par les anciens résidents décédés. Le coeur sur la main, Sam s’efforce de répondre aux diverses demandes des ectoplasmes en grande demande d’attention…

Je ne m’attendais pas à grand chose en regardant Ghosts, mais j’ai finalement adoté cette série hilarante. Nous suivons un jeune couple New Yorkais au projet ambitieux de transformer un vaste manoir de campagne en BnB. Mais Sam, la jeune épouse, se retrouve avec le pouvoir de voir les multiples fantômes qui hantent le manoir de Woodstone. De différentes époques et origines, les pauvres âmes font face à l’ennui de l’éternité, entre se distraire en regardant les vivants, trouver des indices sur ce qui les retient sur terre… Avoir un vivant auquel parler est une aubaine. L’humour dans les interactions entre des personnages de différentes époques et milieux, allant du soldat américain précieux au frat boy immature sans pantalons en passant par la lady victorienne cocaïnomanes et adeptes des bonnes manières. La série se suit comme une sitcom, avec des personnages qui évoluent autour d’histoires qui trouvent le bon équilibre entre le drôle et l’émotionnel. Les épisodes courts sont dynamiques et c’est uné série adorable pour l’automne : histoire de se plonger dans une histoire de fantôme qui ne fait pas peur, une boisson chaude à la main.
Disponible sur Netflix
Reunion
Fraîchement libéré de prison, Daniel Brennan incarne la lutte d’un homme sourd isolé. Incapable de s’intégrer pleinement au quotidien dans la société à cause de son handicap auditif, il est rejeté d’un autre côté par ses amis les plus proches et l pera communauté des malentendants après un crime odieux. Pour ne rien arranger, depuis son arrestation il y a plus de dix ans, il n’a eu aucun contact avec sa fille Carly.

Reunion est avant tout l’histoire de l’isolement et de la spirale infernale de Daniel Brennan, un homme sourd qui sort de prison après un crime horrible. Qu’est-ce qui l’a poussé à tuer son meilleur ami ? Après quoi est-il aujourd’hui ? La série révèle aussi bien les difficultés d’intégration lorsqu’on est sourd, puisque Daniel apprend à écrire en prison, que le poids du passé et des traumatismes. La retour de Danny dévoile bien des problématiques et des secrets cachés, bouleversant les familles et la communauté qui l’entourent. Reunion n’épargne rien, pas tant qu’elle soit gore, mais entre retrouvailles tardifs, rejet et manipulation, la violence psychologique est très palpable par quiconque est doté d’un minimum de compassion. Le casting est extraordinaire, notamment Matthew Gourney, incroyable en Daniel Brennan. La série ne dure que quelques épisodes, ce qui permet d’avoir un bon rythme.
Disponible sur la BBC
Mythic quest
Immersion dans les coulisses d’un studio chargé du développement d’un jeu vidéo. L’équipe créative dirigée par Ian Grimm s’apprête à lancer la première extension majeure pour un de ses jeux les plus populaires

J’ai mis du temps à me lancer dans Mythic Quest, mais j’ai adoré cette série. Nous explorons le quotidien foutraque d’un studio de jeux vidéo. Du Directeur Artistique égocentrique, le producteur effacé, la lead développeuse angoissée en passant par le Chief of Monetization manipulateur, les personnages sont extrêmement bien écrits. Chacun ont une personnalité forte mais complètement décalée. Et il en faut pas moins pour survivre à un roller coaster émotionnel aussi exigeant que la création d’un jeu vidéo. On aurait pu croire que la série se moque des joueurs ou du milieu vidéoludique. Au contraire, c’est une déclaration d’amour à ces univers infinis et aux nerds qui les font vivre. L’épisode 5 de la première saison, un one-shot brillamment écrit, le prouve aisément. J’ai également beaucoup apprécié que la série mette en avant des thématiques comme l’éloignement familial, la place des femmes dans l’industrie du jeu vidéo ou les conditions de travail des développeurs.
Disponible sur Apple +
Gachiakuta
Rudo vit dans les bas-fonds d’une ville flottante où les pauvres vivent dans l’ombre des riches qui mènent une vie somptueuse en jetant leurs ordures dans un endroit nommé l’abîme. Un jour, il est accusé à tort de meurtre et est condamné à l’exil dans l’abîme, avec le reste des ordures. Dans cet endroit, les déchets de l’humanité ont engendré des monstres abominables et si Rudo veut avoir un espoir de découvrir la vérité et de se venger de ceux qui l’ont jeté en enfer, il devra apprendre à maîtriser l’étrange pouvoir qui sommeille dans ses gants…

Un shonen ultra original ! Rudo est jeté aux ordures d’une ville aussi snob que d’une propreté éclatante. Il découvre dans les abîmes un monde parallèle où les ordures engendrent des monstres mortels. Un groupe aux pouvoirs uniques, les nettoyeurs, interviennent. Et ce système de magie est unique en son genre. Leurs capacités viennent d’objets dont on a tellement pris soin qu’ils ont fini par développer une âme propre. Ainsi, chaque nettoyeur a son objet fétiche : parapluie, lunettes, batons… qu’ils apprenennt à maîtriser. Vous l’aurez compris, l’univers de Gachiakuta est sombre, souvent crade, mais le trait de l’animé est sûr et d’un grand dynamisme. Le graphisme a une patte que donne une vie que j’ai rarement vu dans d’autres oeuvres. Le tout est appuyé par une excellente musique. Les personnages sont variés mais surtout une belle bande d’excentriques, solidaires mais très indépendants et farouchement méfiants.
Disponible sur Crunchyroll
Link Click
Dans leur petit magasin de photo, deux hommes utilisent un étrange pouvoir pour mener des enquêtes. Lu Guang et Cheng Xiaoshi entrent dans les souvenirs de leurs clients à travers leurs photos. Plongés dans le passé, ils tiennent l’avenir entre leurs mains. Mais les choses ne se passent pas toujours comme ils le souhaitent…

Un dessin animé chinois plein d’émotions ! A travers des photos, un jeune homme prend l’identité d’autres personnes dans leur passé. Ses missions ? Retrouver des informations perdues. Mais les règles sont claires : il ne doit pas modifier le passé, au risque de compromettre l’avenir. Avec ce concept simple, Link Click explore les questions du regret, du changement, ou du choix de sauver ou non quelqu’un. En ce sens, la série est très bien construite. Les personnages sont touchants, bien incarnés, permettant de nous sentir investis en peu de temps. Parmi tous les épisodes, il y aura forcément une histoire d’amitié, de famille ou un drame qui viendra vous toucher. Les scénarios sont solides, les épisodes parfois violents, parfois plus mélancoliques. C’est dans tous les cas un animé marquant et qui mérite un visionnage. Enfin, l’animation est de bonne qualité.
Disponible sur Crunchyroll
Common side effects
Marshall et Frances sont deux anciens partenaires de laboratoire au lycée qui partagent un secret : Marshall a découvert le plus grand médicament du monde, un champignon qui peut guérir presque tout. Mais il ne sera pas facile de le diffuser dans le monde entier : la DEA (Drug Enforcement Administration), les grandes sociétés pharmaceutiques et les hommes d’affaires internationaux sont tous à leurs trousses pour les arrêter.

Wahou, c’est vraiment une excellente série d’animation ! Common Side Effects nous entraîne dans les affres des grandes sociétés pharmaceutiques. Que se passerait-il si un homme découvrait un champignon capable de soigner jusqu’à la mort ? A quel prix ? Entre course-poursuite et réflexions philosophiques, La série est également dotée d’un humour très second degré vraiment rafraîchissant. Ses personnages sont bien construits, souvent excentriques et très humains. Partagés entre gains, volonté de vivre ou de faire le bien, la série fait preuve d’une certains subtilité dans son propos. Tout le monde n’aimera pas l’aspect graphique, mais j’ai trouvé l’animation très dynamique et avec un style qui correspondait bien à l’ambiance. Enfin, les passages oniriques sont bien gérés et j’ai hâte de voir la suite.
Disponible sur Max.
Captain Laserhawk
Considéré comme un ennemi national, un supersoldat cyborg cherche une cause qui vaut la peine d’être défendue dans une société dystopique aux apparences trompeuses.

Captain Laserhawk est une excellente surprise ! Elle met en scène la plupart des héros et héroïnes marquants d’Ubisoft. Nous sommes dans un univers entre cyberpunk et dystopie. Dans une société du spectacle dirigée par un groupe puissant et mystérieux, quelques individus s’y opposent. Classique, me direz-vous ? Mais Captain Laserhawk surprend dans son parti pris : elle ne fait pas de cadeau, même aux plus célèbres personnages de jeux vidéo. L’animation est magnifique. De même, certains idées de mise en scène apportent un véritable cachet à la série. C’est le cas de passages qui reprennent des jeux rétros. L’ensemble donne à la série un rythme très rapide qui permet de ne pas s’ennuyer un seul instant. Certains personnages, comme l’assassin grenouille, semblent délirants à première vue mais se révèlent ultra attachants au fil de la série.
Disponible sur Netflix.
Les mentions honorables, elles ont failli rejoindre les coups de cœur :
Pluribus : Pluribus est une série intelligente qui propose une version totalement originale d’une apocalypse dystopique, bien qu’elle soit difficile à aborder.
Entretien avec un vampire : Une adaptation bien rendue du roman d’Anne Rice qui nous plonge dans un Nouvelle-Orléans aux proies d’un trio sanguinaire mais dangereusement séduisant.
Marry my husband : Une série coréenne bien équilibrée dont les ingrédients classiques permettent de créer une oeuvre attachante et avec de nombreux rebondissements.
Resident alien : Une série de science fiction comique portée par un Alan Tudyk en très grande forme.
North of North : Une série tendre et accessible sur une jeune femme inouk qui tente de trouver sa place dans son petit village traditionnel.
Banana Fish : Animé brutal autour d’une enquête qui permet d’aborder les relations familiales, la guerre des gangs et les ravages de la drogue et de la guerre sur la psyché.
1 commentaire
Tesra · 24 janvier 2026 à 15 h 51 min
Link Click a l’air bien sympa, et en plus je ne crois pas avoir trop regardé de donghua pour l’instant.