Un samedi séries de plus ! Pour cette édition, une jeune mère de famille fait face à la disparition de son fils dans des conditions intrigantes. Ensuite, une fratrie doit gérer la brasserie familiale à la mort de leur père. Enfin, une adolescente orpheline vient vivre avec sa tante solitaire.
All her fault
A Chicago, Marissa Irvine se présente au 14 Arthur Avenue pour récupérer son fils, Milo, censé être avec un camarade de classe de sa nouvelle école. Mais la femme qui lui ouvre la porte n’est ni la mère de l’ami de son fils, ni sa nourrice. Pire, elle ne connaît pas Milo et prétend ne l’avoir jamais vu ! Où est l’enfant et qui est responsable de sa disparition ? Milo demeure introuvable et l’angoisse grandit. Débute alors le cauchemar absolu de tout parent…
All her fault (Toutes ses fautes en français) a été adaptée d’un roman à succès de l’autrice irlandaise Andrea Mara. Si j’ai trouvé le jeu des acteurs parfois inégal, l’originalité du scénario a joué en la faveur du scénario. Pourtant, le casting est composé de pointures du petit écran qui ont plus que fait leurs preuves. On est vite pris dans cette histoire qui débute de façon inattendue, et de l’événement dramatique qui bouleverse la vie de ces familles aisées, apparemment sans histoires. La série explore la charge mentale de ces mères de famille qui tentent de tout avoir : la famille, le job prenant, la respectabilité… Tout en devant être toujours parfaites. En somme, être mères comme si elles n’avaient pas de travail, être professionnelles comme si elles n’avaient pas d’enfants. Les pères sont montrées comme faisant de bonne volonté mais n’étant pas toujours assez prévoyants ou organisés, ou même vaguement démissionnaires et culpabilisateurs. J’ai également apprécié la belle amitié entre deux des personnages principaux.
Disponible sur Prime Video
House of Guinness
Au XIXe siècle, l’histoire de la famille irlandaise à l’origine de la marque de bière emblématique, Guinness. À la mort de Benjamin Guinness, son testament confie l’empire brassicole à deux de ses fils, Edward et Arthur, excluant les deux autres héritiers. Cette décision déclenche des rivalités familiales au sein d’une Irlande en pleine agitation sociale. Entre secrets, trahisons et enjeux de pouvoir, l’héritage Guinness devient le cœur d’un affrontement fraternel.

J’ai mis du temps à regarder cette série sur une famille irlandaise connue dans le monde entier ! On retrouve l’esthétique de Peaky Blinders, Dublin et la campagne irlandaises sont admirablement reconstituées. J’ai adoré la BO, elle m’a permis de découvrir des artistes irlandais que je ne connaissais pas. Le casting est bien sélectionné au global, même si certains acteurs n’ont pas trop le physique de l’époque… La série permet d’explorer les rapports complexes entre l’Irlande et l’Angleterre, alors que des velleités d’indépendance commencent à secouer certaines couches de la population. Nous sommes également assez peu de temps après la Grande Famine, les villages irlandais souffrent encore de cette période desctrutrice, ce qui nous permet de voir également les irlandais installés aux Etats-Unis pour fuir la faim. De la fratrie Guinness, nous suivons surtout les deux frères qui héritent de la brasserie. Regarder l’évolution des droits des travailleurs à l’époque et les stratégies commerciales, mêlées aux histoires de mariage et d’argent rendent la série assez riche à suivre.
Disponible sur Netflix.
Entre les lignes
Vivant recluse et préférant la compagnie des livres, la romancière Makio Kôdai apprend un jour la disparition brutale de sa sœur et de son beau-frère avec lesquels elle était en froid depuis plusieurs années. Par la force des choses, Makio devient alors la tutrice de sa nièce de 15 ans, Asa Takumi. Cette soudaine cohabitation va pousser les deux femmes aux personnalités opposées à s’ouvrir d’une à l’autre.

Entre les lignes est un animé pudique d’une grande délicatesse. Il raconte l’apprivoisement entre une écrivaine renfermée et sa nièce orpheline qui se retrouvent à vivre ensemble. L’histoire est une tranche de vie qui suit les deux femmes dans leur nouveau quotidien. L’oeuvre laisse beaucoup de travail d’interprétation aux spectateurs, notamment car les deux protagonistes mettent du temps à se dévoiler. Les personnages sont construits avec une grande finesse et ne répondent à aucuns clichés. Au contraire, un personnage comme Makio par exemple, artiste, célibataire, loin d’être un rayon de soleil, est très éloignée des clichés habituels féminins présentés par de nombreux mangas et animés. De même pour Asa, qui dévoile petit à petit des facettes difficiles de sa personnalité. L’animé ne met pas la souffrance sur un piédestal et n’excuse pas les comportements des personnages : on nous montre plutôt un chemin vers l’acceptation et la compréhension des autres.
Disponible sur Crunchyroll
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