Point lecture du mois d’août

Point lecture Août - Visuel Canva

Pour ce mois d’août, beaucoup de livres ! Des classiques, de la fantasy, du policier… A boire et à manger pour tous. C’est parti pour le point lecture le plus long depuis sa création. Amusez-vous bien !

L’oeuvre au noir de Marguerite Yourcenar, portrait d’un homme de science

l'oeuvre au noir - Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar est connue pour les Mémoires d’Hadrien, un roman autobiographique à la première personne où l’auteure se met à la place de l’Empereur Hadrien. Ici, c’est l’existence de Zénon, un personnage historique fictif, que l’écrivaine décrit.

Zénon, médecin et alchimiste du XVIe siècle, parcourt l’Orient et l’Europe pour exercer son art. Homme de science dans une période obscure, c’est le Moyen-âge et la Renaissance qui s’affrontent à travers cet érudit en avance sur son temps.

La plume de Yourcenar fait preuve d’une force indéniable pour nous conter l’existence de cette figure fictive parfois si bien décrite qu’elle nous semble crédible, historique. Le Roman est à un niveau d’écriture exceptionnel et d’une érudition encyclopédique. Sa force est de nous faire comprendre l’évolution de Zénon tout au long de sa vie. Alchimiste qui croît en la transmutation de la matière. Médecin fataliste et réaliste. Philosophe. Humaniste. L’Oeuvre au Noir est dense et fascinant. Peu aisé à appréhender, les amateurs des livres avec de la matière et de la réflexion seront cependant pleinement rassasiés.

Sandman – Volume 1 de Neil Gaiman, un comic culte d’une grande profondeur

Sandman - Neil Gaiman

Achat sur un coup de tête dans un moment de folie, Sandman est une oeuvre massive dans tous les sens du termes. Bijou graphique et philosophique en sept tomes chez Urban Comics.

Un démoniste, maître de secte, Roderick Burgess est également obsédé par l’immortalité. En 1916, il lance un rituel occulte pour tenter d’emprisonner la Mort. C’est le jeune frère de cette dernière, Morphée, seigneur des rêves, qui se retrouve emprisonné, perturbant le sommeil de milliers de personnes dans le monde. Le mage le maintient en cage de peur des représailles, même si l’Eternel se retrouve privé de ses attributs. Il devra attendre 70 ans avant sa libération et devra compter sur des compagnons bien hétéroclites pour espérer retrouver ses objets de pouvoir.

Univers fantasmagorique puissant, la patte de Gaiman pour les mondes aussi riches que tordus s’exprime avec une grande liberté. On sent également l’influence d’Alan Moore dans les pages. Bien plus qu’une simple bande dessinée de super-héros, il s’agit d’un véritale objet philosophique qui nous questionne sur l’étrangeté de nos désirs, de la vie, de la mort… Une oeuvre complète, parfois crue et brutale, parfois magnifique, qui nous offre un voyage onirique aussi déstabilisant que fascinant.

Fille de l’Empire de Raymond Feist et Janny Wurst, l’ascension d’une femme de pouvoir

fille de l'empire

Un roman que j’ai acheté un peu par hasard et qui pourtant s’est révélé être une bonne surprise. Voire un excellent cru et qui nous offre une plongée dans les considérations politiques.

Mara a 17 ans et se destine à entrer dans des ordres religieux. La cérémonie d’intronisation s’interrompt lorsque deux des hommes de son père arrivent. Son père et son frère sont morts, Mara doit prendre la tête de la maison des Acoma. En tant que souveraine, elle devra faie usage de toute son habileté pour ramener son clan parmi les plus importants de l’Empire.

Fille de l’Empire s’éloigne des poncifs de la fantasy : point de magie trop présente, peu de créatures étranges… Seulement un monde qui possède son propre mode de fonctionnement. Dans un univers fortement inspiré du Japon Médiéval, nous suivons une héroïne déterminée. Rusée, pragmatique, Mara parvient à jouer de son intelligence pour s’imposer dans un monde d’hommes. En quête de vengeance, on suit cependant avec intérêt les conflits et les doutes intérieurs de cette jeune fille.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste et parviennent à imposer une aura de charisme. Le scénario est également prenant, loin d’être infaillible, Mara doit faire face aux échecs et éviter les pièges de ses rivaux politiques. En somme, Fille de L’Empire est une lecture de bonne qualité qui sort des traditionnels clichés de la Fantasy. Plus politique que guerrière, plus fine que violente, à éviter si l’on est à la recherche de combats et de grande magie.

 

Une fille parfaite de Mary Kubica, un thriller alléchant mais décevant

Une fille parfaire - Mary Kubica

Une fille parfaite est un thriller dont la quatrième de couverture était assez convaincante. C’est pourtant avec un sentiment plus que mitigé que j’ai fini ce livre, après une lutte contre l’ennui assez éprouvante.

Mia suit un séduisant inconnu jusque chez lui. Grave erreur. Kidnappée, elle revient après des mois de captivité transformée. Refusant qu’on l’appelle par son prénom, traumatisée et sans aucun souvenir des derniers mois avec son racisseur, il faudra du temps pour découvrir ce qu’il lui est arrivé…

Je donne un bon point au livre pour sa narration avec plusieurs points de vue. La mère de Mia, Eve, offre une vision tout en sensibilité. Gabe, enquêteur un peu bourru et au grand coeur nous permet de voir les avancées de l’enquête et enfin le ravisseur lui-même, Colin Thatcher. Le principal problème de la lecture est sûrement la promesse qui est rapidement biaisée, car ce n’est pas un thriller ou un policier. Il s’agit d’un roman d’amour. Ce qui déjà partait très mal car je n’ai aucune appétence pour les romances. J’ai finalement retrouvé les défauts que je reproche habituellement à ce type de lecture : les stéréotypes mal maîtrisés et un peu faciles.

Mia est une blonde jeune femme gracile, ostracisée par sa famille car elle ne rentrait pas dans le moule. Colin est un jeune homme d’un milieu pauvre et un beau brun ténébreux. Vous voyez rapidement ce qu’il en est. L’histoire en elle-même est assez lente. L’action traîne en longueur malgré des passages réussis et captivants. En outre, la révélation finale est un peu attendue.

Le livre en lui-même n’est pas si mauvais. Il n’est tout simplement pas à la hauteur de mes attentes. Un peu trop archétypal, rythme un peu longuet mâtiné de réflexions un peu niaises, autant de défauts qui ne font pas fait apprécié ma lecture.

Quand sort la recluse de Fred Vargas, nouveau succès

Quand sort la recluse - Fred Vargas

Une sortie de Fred Vargas est toujours un événement pour moi ! Ses ouvrages sont de fidèles compagnons depuis de nombreuses années. Quel verdict pour la dernière parution de l’auteure ?

Trois morts ! Trois morts par le venin non mortel d’une araignée craintive. Il n’en faut pas plus pour alerter le commissaire Adamsberg et provoquer un schisme à la brigade. Le commissaire s’est-il perdu dans les brumes en poursuivant cette enquête impossible ? 

Le charme de Vargas opère de nouveau ! L’auteure prend un plaisir certain à tisser une enquête à multiples rebondissements. Mais ce sont les personnages que l’on prend plaisir à retrouver. Retancourt plus solide que jamais, Veyrenc et ses mauvais vers, et surtout un Danglard inquiet… C’est aussi la grande érudition de Fred Vargas qui nous séduit. Entre en apprendre plus sur les araignées ou les recluses du Moyen-Âge, le livre est un petit condensé de culture fascinant.

Les Douze rois de Sharakhai, tome 1 de Bradley P. Beaulieu, un livre à l’atmosphère réussie

Les douze rois de sharakhai - Kevin Beaulieu

Cette fois, c’est un livre que je voulais lire depuis longtemps. Avec sa couverture envoutante et sa quatrième de couverture plus qu’alléchante, est-ce une bonne lecture ?

Çeda vit à Sharakhai, la perle du désert. Gagnant sa vie en se battant dans les arènes, la guerrière aguerrie a cependant un objectif plus ambitieux : tuer les Douze rois de la Cité, responsables de la mort mystérieuse de sa mère il y a des annés. 

Le premier point fort de ce livre est l’atmosphère unique que dégage l’oeuvre. Placé dans un univers oriental, la Cité est un macrocosme unique et vivant, aux milles splendeurs et parfums. Nous plongeons dans une culture dense, construite avec soin, avec sa religion, ses légendes et ses traditions. La force de ce roman est de nous plonger dans un complet fascinant et de nous empoter parmi les sons, les couleurs et les odeurs de Sharakhai. Je regrette cependant des choix scénaristiques hasardeux et une héroïne un peu trop parfaite pour être sympathique.

 

Un point lecture d’août bien chanmé !  Vous avez trouvé des petites choses qui vous font envie ? Ou vous avez eu aussi une vie de lecture dense ce mois-ci ? N’hésitez pas à partager !

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