C’est samedi, c’est samedi séries ! Cette semaine, 3 nouvelles séries très différentes les unes des autres. Nous allons commencer par explorer un difficile retour à la vie. Ensuite, nous allons découvrir l’univers de la lingerie. Nous terminerons avec un très bon animé sur la création artistique.

 

Rectify

Rectify est un OVNI parmi les séries télé. Une série qui brille par sa sensibilité et son  sujet aussi original que difficile.

Après 19 années passées en prison pour viol et meurtre, Daniel Holden est finalement disculpé grâce à des analyses ADN. De retour dans sa ville natale, cet homme, qui n’avait que 18 ans lorsqu’il avait été emprisonné et condamné à mort, tente de se reconstruire une nouvelle vie.

Rectify est une création qui va à l’encontre d’autres séries plus tendance. Avec une mise en place plus basée sur la psychologie de ses personnages que sur l’intrigue elle-même, la série véhicule un message profond sur le retour à la vie et la nature humaine. La mise en scène est impeccable, même sur la photo promotionnelle en présentation de l’article, on peut voir que Daniel est mis à part, n’assistant que de loin au repas de famille, dans une pièce sombre, privé des choses simples. Le personnage principal est très ambigu et on se demandera souvent s’il est réellement coupable ou non. Rectify est une série sensible, lucide et sans concession, aussi bien interprétée que filmée.

 

Atelier

Changeons d’air avec une série façon “Le diable s’habille en Prada” dans la lingerie mais version nippone !

Mayuko vient de finir ses études. Cette passionnée de tissu a trouvé un travail dans une boutique de lingerie sur-mesure. Lancée dans un univers qu’elle ne connaît dans une entreprise menée d’une main de fer par sa fondatrice.

samedi séries

La boss dont les lunettes crient : main de fer dans un gant de fer

Atelier est assez classique mais parvient à devenir une série attachante. Dans un premier temps, elle aborde des sujets loin d’être dénué d’intérêt. Comment s’en sortir dans son premier job dans le cas de Mayuko, comment parvenir à innover dans le cas de la boss ou est-il nécessaire modifier son business model quitte à se détourner de l’idée première de sa marque, Mayumi Nanjō. Le côté choc culturel donne un certain sel à l’histoire. C’est japonais quoi. Les personnages sont parfois des réactions qui nous semblent exagérées ou font de temps en temps des petits monologues philosophiques. Mais en fait, ces passages un peu étranges sont très révélateurs de certains pans de la culture japonaise et ça reste très instructif. Dernière chose, Mayuko est une geek du tissu, du coup on apprend plein de choses sur les spécificités de certains utilisés dans la mode.

Re:creators

Il y avait longtemps qu’un animé ne m’avait pas convaincu autant ! A la fois beau, rythmé et intelligent, re-creators est une perle à voir !

Les gens écrivent des histoires qui donnent vie à des personnages parfois complexes. Mais lorsque ces personnages se retrouvent catapultés dans notre monde pour accomplir un objectif trouble, que peut-il se passer entre les créateurs et leurs créations ?

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La série joue même avec les codes de certains genres, voyez vous-même ce très joli plan culotte caractéristique des magical girls

Re:creators est dans un premier temps un très bel animé : les dessins sont remarquables, les chara-designs sont réussis. L’histoire est rythmée, intéressante. Les personnages se divisent en deux catégories : ceux de notre monde sont des individus banals, de la discrète dessinatrice en passant par le mangaka un peu ventru. Ceux issus des mondes imaginaires sont plus stéréotypés. Ils correspondent aux archétypes que l’on rencontre habituellement dans la fiction nippone. Le courageux chevalier, le jeune garçon un peu immature qui pilote un robot géant, la magicienne érudite etc… L’intelligence de l’animé est de les placer dans le monde réel, ce qui les poussent à se remettre en question et à gagner de nouvelles dimensions.

Alicesteria est un chevalier qui évolue dans un univers de dark fantasy très rude. Décrite comme déterminée, droite et inébranlable, elle rejoindra pourtant le camp des antagonistes, apportant une nouvelle nuance à un personnage déjà complexe. Au-delà de cela, l’animé aborde également la relation entre création et créateur, qui est différente pour chaque artiste, mais aussi les interactions entre les communautés de fans et leurs univers préférés. C’est un animé riche qui n’hésite pas à prendre du recul avec lui-même, ce qui montre une vraie implication de la part des personnes en charge de Re:creators et apportent une réelle fraîcheur dans les sorties animés et séries au global récentes.

 

J’en avais des choses à dire sur Re:creators, pas vrai ? Alors à dans deux semaines pour un prochain samedi séries !

Catégories : Samedi séries

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