Vous avez beaucoup lu ce mois de Mai ? Comme l’année dernière j’ai participé au mois de la fantasy organisé par Pikiti Books ! Bien évidemment, vous allez donc voir beaucoup de ce genre dans ce bilan aux petits oignons.

Le clan des loups de Cassandra O’Donnell

Ils sont quatre, héritiers de leurs clans. Ils doivent s’unir pour survivre. Loup, tigre, serpent, aigle : quatre clans ennemis. Les Yokaïs, créatures tantôt humaines, tantôt animales, vivent dans une harmonie fragile. Maya, l’héritière du clan des loups, et Bregan, du clan des tigres, sont les garants de la paix. Mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus ?

Le Clan des Loups est bon récit qui souffre de quelques défauts mineurs, mais reste d’une qualité appréciable tout au long du livre. Les personnages sont sympathiques et ne manquent pas de personnalité, aussi étranges qu’ils soient parfois. L’histoire est assez captivante pour qu’on ait envie de lire la suite une fois les dernières pages finies. 

La cinquième saison de N.K. Jemisin

La terre tremble si souvent sur votre monde que la civilisation y est menacée en permanence. Le pire s’est d’ailleurs déjà produit plus d’une fois : de grands cataclysmes ont détruit les plus fières cités et soumis la planète à des hivers terribles, d’interminables nuits auxquelles l’humanité n’a survécu que de justesse. Les gens comme vous, les orogènes, qui possédez le talent de dompter volcans et séismes, devraient être vénérés. Mais c’est tout l’inverse. Vous devez vous cacher, vous faire passer pour une autre. Jusqu’au jour où votre mari découvre la vérité, massacre de ses poings votre fils de trois ans et kidnappe votre fille. Vous allez les retrouver, et peu importe que le monde soit en train de partir en morceaux.

La Cinquième Saison vaut bien ses prix ! Son principal attrait lui vient de son univers. Vaste, violent mais cohérent, on a constamment envie d’en savoir plus. Le tout est servi par une galerie de personnages crédibles, aussi rugueux et ambivalents que le monde dont ils sont issus. Mon unique bémol concerne une fin trop attendue et certains arcs narratifs que j’ai jugés un peu faibles en comparaison du reste du récit. 

Le dernier chant d’Orphée de Robert Silveberg

On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Cette réécriture ravira les aficionados de la mythologie ! Le dernier chant d’Orphée est un récit sensible doté de belles réflexions sur l’humanité et le destin qui ne manquent pas de profondeur. Cependant, j’ai l’impression que Robert Silveberg aurait pu plus s’écarter du mythe pour nous offrir une relecture plus personnelle et plus marquante. 

Chanson Douce de Leila Slimani

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

Chanson douce est une lecture courte et intense. L’autrice est une observatrice affûtée de nos habitudes modernes. Horrible grâce à son réalisme, terrifiant grâce à l’effroyable banalité qui se dégage des situations, c’est une lecture qui prend aux tripes et nous hante longtemps. Les événements qui y sont décrits nous donne l’impression que nous aurions pu y assister, et cette proximité rend le récit d’autant plus glaçant.

La fille qui avait bu la lune de Kelly Barnhill

Chaque année, les habitants du Protectorat abandonnent un bébé en sacrifice à la redoutée sorcière des bois. Ils espèrent ainsi détourner sa colère de leur ville prospère.

Chaque année, Xan, la sorcière des bois, se voit contrainte de sauver un bébé que les fous du Protectorat abandonnent sans qu’elle ait jamais compris pourquoi. Elle s’emploie à faire adopter ces enfants par des familles accueillantes dans les royaumes voisins. Mais cette année, le bébé en question est différent des autres : la petite a un lien étrange avec la lune et un potentiel magique sans précédent. Contre son gré, Xan se voit obligée de la ramener chez elle et de persuader ses amis réticents d’élever cette enfant pas comme les autres. Ils la baptiseront Luna et ne tarderont pas à en devenir gâteux. Xan a trouvé comment contenir la magie qui grandit à l’intérieur de la petite, mais bientôt approche son treizième anniversaire, et ses pouvoirs vont se révéler…

La Fille qui avait bu la lune marque beaucoup de points. Adapté à tous, son univers unique saura séduire les lecteurs de tous les âges. Ce roman a quelque chose d’une lecture doudou ! On y retrouve la chaleur des contes de l’enfance, avec ses personnages archétypaux mais si attachants et rassurants, ses objets merveilleux… Une lecture parfaite pour les soirées d’hiver, pour un thé chaud et enroulé dans un plaid.

L’ars Arcana de Lisa Maxwell

Stoppe le magicien
Vole le Livre
Sauve le futur
De nos jours à New-York : les magiciens vivent terrés dans Manhattan, qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort. Esta, une magicienne à l’affinité hors-norme, a le don de voyager à travers les époques et de figer le temps. Elle seule peut se rendre en 1902. Là où tout a commencé. Là où le Magicien s’est jeté du haut du pont de Brooklyn avec l’Ars Arcana, le Livre ancien contenant tous les secrets, condamnant la magie à des lendemains sans espoir…

Le bilan est assez moyen à mes yeux. Le Dernier Magicien est assez symptomatique de certains récits étiquetés Young Adult. L’univers manque souvent de précision, ce qui nuit à la cohérence globale. Malgré des retournements de situation captivants sur la fin, la lenteur de rythme en milieu de récit est loin d’en faire un page-turner. Sans compter que certains clichés autour des personnages se révèlent agaçants. En conclusion, je ne suis pas trop dans la cible de ce roman, même si je pense qu’il a trouvé son public car il n’est pas totalement dénué de qualités. 

Les messagers des vents de Clélie Avit

Fuir, rester sur le qui-vive, son arc à la main, c’est le quotidien d’Ériana. Dans sa course éperdue, elle va pourtant croiser la route de Setrian. Le jeune messager des Vents doit l’initier à un terrible secret : sa communauté est menacée par une prophétie et seule une jeune femme bien particulière pourra la sauver. Mais Ériana hésite à lui faire confiance. Et si les prophètes avaient eu tort ?
Alors que ses doutes servent le jeu des ennemis, la sentence de la prophétie se rapproche. Ériana aura-t-elle la force de mener cette quête dont les enjeux la dépassent ?

Une lecture de laquelle je n’attendais pas grand chose mais qui a su me convaincre ! Même si ce n’est pas forcément très original, Les messagers des vents est un roman qui offre une histoire prenante. On ne s’ennuie quasiment dans cette histoire intense aux rebondissements multiples bien maîtrisés. Les personnages sont plutôt bien dépeints, même si j’en ai trouvés assez peu vraiment attachants. L’univers est assez approfondi, et se révèle même assez complexe et dense en information au début.

Et vous ? Vous avez lu quoi ? Nous avons des livres en commun ? Partagez en commentaire !

Catégories : Points lectures

5 commentaires

Babitty Lapina · 1 juin 2019 à 13 h 01 min

Je n’ai pas participé au mois de la fantasy vu que j’en lis tout le temps, mais peut être que l’année prochaine je me lancerai dedans ! Ca pourrait être chouette. Tu as eu de très chouettes lectures ce mois-ci ! Plusieurs titres me font pas mal envie.

    La Geekosophe · 1 juin 2019 à 19 h 06 min

    Héhé ! Et ce sont lesquelles qui t’ont le plus fait envie ? 😉

      Babitty Lapina · 1 juin 2019 à 19 h 08 min

      Le dernier chant d’Orphée et la Fille qui avait bu la lune sont les deux titres qui me font les plus envie ! Les messagers des vents a l’air aussi fort sympathique.

Emmani · 25 juin 2019 à 18 h 44 min

J’ai énormément de mal sur la narration de la 5ème saison, avec le “vous”… Je compte m’y remettre parce que j’arrête pas d’en entendre parler mais la dernière fois je l’ai laissé traîné et au final j’ai dû le rendre à la bibliothèque…

    La Geekosophe · 26 juin 2019 à 17 h 11 min

    C’est un peu déstabilisant au début il est vrai ! Mais comme ce n’est pas sur la totalité du roman, j’ai finis par apprécier le côté immersif que cette narration offrait 😉 Mais je ne sais pas si se forcer est la meilleure idée du siècle

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