Ma première incursion dans l’univers de Luce Basseterre. Je suis continuellement à la recherche de nouvelles autrices françaises de science-fiction à vous partager ! J’ai beaucoup aimé le résumé du roman : La débusqueuse de mondes promet un univers un peu barré peuplé de personnages attachants. Alors, on y plonge ?

Synopsis de La débusqueuse de mondes

À bord de son cybersquale nommé Koba, D’Guéba, une créature aux allures de grenouille, parcourt l’espace à la recherche de planètes abandonnées qu’elle pourra terraformer puis revendre. D’Guéba est une experte, elle est débusqueuse de mondes.

Alors qu’elle explore l’un de ces mondes dans l’espoir de se l’approprier, D’Guéba fait la connaissance d’Otto, un Humain, seul survivant du crash du vaisseau dans lequel il était esclave pourvoyeur de rêves. Bavard, pot de colle et a priori doté d’une intelligence limitée, Otto s’invite à bord de Koba.
Alors que la batracienne a bel et bien l’intention de se débarrasser de ce passager gênant dans le spacioport où elle pense conclure une affaire, les évènements ne vont finalement pas se dérouler comme prévus…

La débusqueuse de mondes est un roman rafraîchissant mené tambour battant

Un world-building maîtrisé

Dans un premier temps, j’ai beaucoup apprécié l’univers mis en place par l’autrice. Il y a une vraie recherche pour créer un monde cohérent. D’Guéba s’occupe de terraformer et vendre des parcelles de planètes à des espèces dans le besoin. Du coup, on voit toutes les étapes : négociations, imprévus, législation, difficultés techniques… C’est un chouette concept.

Ensuite, j’ai bien aimé qu’on puisse voir pas mal d’espèces d’aliens différentes. Koba est sans doute mon préféré : c’est un vaisseau squale avec une confiance et capable de parler. La seule que j’ai trouvé dommage avec ce concept génial, c’est qu’il existe déjà un peu ! Notamment dans Farscape avec le vaisseau pénitencier Moya. Mais au moins ça s’imbrique bien dans l’histoire, et le plus important c’est qu’un élément soit bien traité même s’il s’inspire d’oeuvres plus anciennes. 

On découvre aussi des sortes d’insectes et des félins. Ensuite on a bien sûr les humains, avec Otton, un ancien esclave qui a un peu de mal à se faire à une vie de liberté et de perspectives, même s’il a plus de ressources qu’il en a l’air.

Une histoire riche… voire trop riche

Le scénario est assez fourni. D’un côté, cela apporte du rythme à l’ensemble et permet de ne pas s’ennuyer. Il y a plusieurs arcs narratifs qui s’entrelacent, ce qui implique de rester concentré pendant sa lecture. Moi qui lisais principalement dans les transports, j’ai trouvé que cette surcharge rendait parfois l’intrigue un peu confuse, d’autant que le roman n’est pas très long. Heureusement, l’écriture de l’autrice est simple, bien qu’efficace dans la mise en place de l’histoire et du contexte.

Autrement, les personnages sont hauts en couleurs et tirent leur épingle du jeu. Ma préférence va une fois de plus à Koba le cybersquale, drôle et très bien écrit. J’ai trouvé dommage que D’Guéba reste un peu en retrait, j’aurais aimé voir sa personnalité de baroudeuse intrépide transparaître le long du roman. Otton est également plutôt réussi, en humain un peu paumé qui tente de s’adapter à son nouvel univers.

Une lecture pleine d’humour

Pour conclure, la débusqueuse de mondes est une histoire sympathique légère. Elle est parfaite pour les gens qui souhaitent découvrir le space opéra sans entrer dans un cycle de 10 tomes bardés de détails scientifiques et de batailles spatiales. On pourra lui reprocher un manque de clarté par moments ou repérer des éléments proches d’autres œuvres, mais les personnages attachants et l’univers haut en couleurs sauront vous séduire. 

Note : 15/20

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Catégories : Chroniques

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