Le nouveau samedi séries ! Toujours plus excitant. On attaque avec un ambitieux huis-clos. Ensuite, on erre dans le New-York des années 80. Enfin, on clôture avec un diable de majordome.

Criminal

Cette série Netflix repose sur un concept ambitieux : il s’agit d’un huis-clos tourné dans quatre pays distincts.

Les tensions éclatent dans le huis clos d’une salle d’interrogatoire et le voile se lève sur diverses affaires.

Et le résultat ne manque pas d’intérêt ! Certains épisodes peuvent être très prenants et on peut saluer la performance des acteurs. La version espagnole et celle britannique sont les mieux maîtrisées du lot, avec des histoires mieux creusées et plus convaincantes et une meilleure maîtrise de l’exercice du huis-clos. Le casting brille avec ds grosses pointures comme David Tennant, parfait dans son rôle d’accusé mutique glacial, ou des acteurs moins connus dans l’hexagone comme une Carmen Machi qui nous sert une performance remarquable dans son rôle de femme excentrique et désargentée. Comme beaucoup de séries anthologiques, Criminal offre des interprétations inégales de son sujet. Mais elle vaut le coup pour son concept audacieux et des moments de pure intensité.

Pose

Bienvenue dans un épisode très spécifique de l’histoire des communauté LGBT Etats-Unienne.

Au coeur des années 1980 à New York, alors que le luxe de l’ère Trump est en pleine émergence et que le sida commence à faire des ravages, Blanca Rodriguez sert de mère adoptive à de jeunes gays et trans qui rêvent de faire carrière dans le monde des arts.

La série se concentre sur la communauté gay et transexuelle, vivant à la marge d’un pays à la recherche de toujours plus d’excès, de richesses et de luxes. On plonge dans la culture des balls, ces fêtes où l’objectif est d’être le plus authentique possible en incarnant des personas réservées au blancs, des idéaux inaccessibles pour les LGBTs. Les personnages sont magnifiquement écrits et extrêmement bien interprétés. La révélation est sans doute l’actrice trans Indiya Moore, hypnotisante dès qu’elle apparaît à l’écran alors que son personnage est assez doux et discret. La série brille aussi par son esthétique eighties sans limite qui atteint son paroxysme lors des scènes de ball, intenses et captivantes. Bien sûr, la série n’hésite pas à creuser des thématiques profondes : le rejet de la différence, la discrimination, le deuil, le rejet mais aussi l’ambition et les rêves.

Black Butler

Entre comique et gothique, Black Butler est une pépite.

Le jeune Comte Ciel Phantomhive, un aristocrate anglais du XIXe siècle, âgé de 12 ans et ayant perdu ses parents dans un mystérieux incendie, se voit devenir l’héritier de l’entreprise de jouet et friandises Phantom.

Black Butler est un animé déconcertant. Malgré un scénario épais comme du papier à cigarettes, les épisodes s’enchaînent et nous accrochent. C’est sans doute grâce à ses personnages, belle bande d’excentriques, du fascinant Sebastian au trio de boulets que se traîne Ciel, ou surtout les Dieux de la mort (Shinigamis), tous plus timbrés les uns que les autres. Le contexte également ne manque pas d’intérêt, entre créatures démoniaques, sectes étranges, anges dévoyés… L’animé maintient un équilibre parfaitement maîtrisé entre une ambiance lugubre et un comique relevé.

Et vous ? Des séries dont vous souhaitez parler ?

Catégories : Samedi séries

3 commentaires

Light And Smell · 9 novembre 2019 à 18 h 10 min

Que ce soit le manga ou l’anime, je suis fan de Black Butler 🙂

    La Geekosophe · 12 novembre 2019 à 10 h 34 min

    Très efficace cet animé 😉

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