Vous ai-je déjà parlé de mon jeu favori ? Celui qui m’a définitivement fait basculé dans la passion vidéoludique ? Mon premier rpg auquel j’ai joué sur l’ordinateur familial ? J’ai nommé le troisième opus de the Elder Scrolls : Morrowind. Vous devez déjà connaître un peu le dernier opus, le tout aussi mythique Skyrim. Mais tu auras pu essayer de me séduire avec tes dragons, tes musculeux nordiques et tes paysages enneigés, mon cœur appartient à Morrowind (et ses graphismes dépassés).

 

Un univers intrigant et inhabituel

 

Si Skyrim et l’autre opus Oblivion nous avaient plongé dans dans des univers proches de ce que nous connaissions, à savoir les vikings et l’Empire romain, Morrowind joue la carte de l’exotisme. Car nous explorons le monde des elfes noirs, ces elfes à la peau sombre qui vivent au nord de Tamriel. La culture de leur contrée est particulière et les développeurs ont pris soin de parsemer l’aventure de nombreux détails. Des légendes en passant par la structure de la société, tout nous est étranger. Leur religion est d’abord bien présente, d’autant plus que leurs dieux existent physiquement. Même s’ils résident dans leur Temples, vous serez amené à rencontrer ces êtres millénaires et immortels comme Vivec.

Morrowind Vivec

Des êtres bicolores en slip qui lévitent donc

L’architecture comme la topographie de Morrowind changent également complètement de nos repères habituels. Marais et champignons géants sont votre pain quotidien. Les villes changent radicalement d’apparence, Balmorra avec ses petites maisons carrées, ou Vivec et ses pyramides qui s’élèvent au milieu des eaux (et dont l’exploration était considérablement casse-noix sous les invectives de gardes aimables comme des portes de prison). Oui, le Dieu Vivec vit dans la ville de Vivec, personne n’a jamais dit que les dieux se distinguaient par leur humilité.

Les développeurs ont tout fait pour rendre Morrowind unique et exotique. C’est plutôt réussi, jusqu’à la musique qui est absolument sublime.

 

L’infini des possibilités

 

Certes, votre avatar sera de toute façon hideux. Un petit mod peut arranger tout ça cependant. Mais il pourra devenir tout ce que vous voulez. Comme le veut la tradition des TES, vous commencez comme un péquin sans le sou qui sort de prison. A partir de là, vous choisissez tranquillement votre voie comme bon vous semble. Les compétences sont infinies et s’adaptent au grand choix des armes et armures. Mon kif, c’était les armes d’hast, les lances quoi. le choix est beaucoup plus vaste que dans les suites, vous pouvez même vous lancer dans le lancer de shurikens. Vous pouvez aussi faire partie de toutes les guildes : guerriers, mages, voleurs et assassins (la Morag Tong plus précisément).

Il n’y avait pas encore de déplacement instantané, ce qui vous pousse forcément à l’exploration. D’autant plus que certaines explications pour aller à un endroit ne sont pas toujours d’une grande précision. Partez vers l’Est jusqu’au gros Rocher puis descendez jusqu’au lac et trouvez la statut d’Almalexia. Des indications dignes d’une chasse au trésor foireuse qui m’ont paumé à plusieurs reprises. Ce qui qui m’aura poussé à explorer pas mal de grottes, je me souviens particulièrement d’un Temple caché dont les prêtres n’étaient pas amicaux.

 

Une durée de vie phénoménale

 

Même sans le déplacement instantané, la durée de vie du jeu aurait été immense. Il fait compter sur l’ensemble des quêtes de chaque guilde, les quêtes secondaires aussi nombreuses qu’étranges… Mais aussi la quête principale qui durait environ l’infini. Ah oui, parce que êtes censés être le Nérévarine, réincarnation d’Indoril Nérévar, assassiné par ses trois conseillers il y a des siècles et dont la déesse Azura a prophétisé le retour. Mais il va falloir le prouver que vous êtes le Nérévar. Le prouver à chaque clan (qui se nomme maison) qui compose Morrowind, en leur rendant service. Il faut le prouver aux derniers croyants du culte du Nérévarine, les cendrais. Le tout dans un contexte de peste et de maladie. Le plus beau, c’est que vous faites tout ça pour tuer un mec en pagne caché dans un volcan qui s’appelle Dagoth Ur.

Morrowind-dagoth-urVous pouvez aussi crafter. Faire des potions, enchanter des armures et des armes pour obtenir un équipement plus puissant. Morrowind est bien un jeu à l’ancienne, avec de multiples possibilités.

 

Morrowind a-t-il des défauts ?

 

Eh bien oui, et pas des moindres. Le jeu a beaucoup vieilli. Beaucoup de gens auxquels j’ai parlé ont confessé être incapables d’y jouer car les graphismes ont vraiment mal vieilli. Les personnages sont particulièrement laids. Ensuite, l’ergonomie est assez mauvaise. La gestion des quêtes, faite dans un simple journal sont classés par ancienneté, est infernale. Au début du jeu, vous devez frapper un nombre de fois improbable pour ne serait-ce que toucher un ennemi. Parfois, vous tombez aussi sur des ennemis surpuissants (ou je suis une grosse quiche, ce qui est également possible). Bref, c’est assez mal optimisé. Les joueurs qui n’y ont jamais joué vont avoir beaucoup de mal à le prendre en main aujourd’hui.

Enfin, le jeu est assez bavard. Comme c’est surtout textuel, Bethesda a très probablement recruté une armée de rédacteurs pour rédiger les dialogues. Du coup, c’est très bien écrit et ça retranscrit à merveille les caractères de certains PNJs, mais d’un autre côté ça ajoute de la durée de vie à un jeu déjà très long.

 

Morrowind est le premier rpg auquel j’ai joué. Il m’a séduit de par la taille de son univers et sa grande richesse. Le jeu est intéressant et donne envie de partir à l’aventure. La carte était plutôt grande avec des paysages inhabituels et variés. Je peux comprendre qu’il soit aujourd’hui difficile d’y jouer tant il s’éloigne des grands standards des rpg modernes, mais si vous arrivez à surmonter l’ergonomie approximative et les graphismes bien hideux, je vous garantis un bon moment.

 

Catégories : Jeux vidéo

5 commentaires

Rhiannon Telvanni · 23 février 2018 à 21 h 16 min

Je n’ai jamais joué au Morrowind initial mais j’ai le DLC Morrowind sur Elder Scrolls Online et il y a beaucoup de clins d’oeil. Après c’est clair que y’a pas la même difficulté ni le même temps de jeu ^^

    Camille Barbry · 23 février 2018 à 21 h 19 min

    Mais il y a toujours la présence de divinités en pagnes qui exhibent leur torse huilé aux yeux des joueurs innocents ?

      Rhiannon Telvanni · 24 février 2018 à 7 h 34 min

      Ah on a même le Vivec en pagne et vulnérable, et Almalexia qui ne porte pas de culotte… y’a que Sotha Sil qui est habillé !

Luuna · 24 février 2018 à 2 h 03 min

Le premier Elder scrolls que j’ai fait, mais j’ai été pas mal frustré de pas pouvoir localiser les dégâts!

Commencer par un fufu c’est pas la plus belle des idées xD

    Camille Barbry · 25 février 2018 à 14 h 54 min

    Peu importe la classe, les débuts sont assez frustrants X)

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :