Avec sa couverture magnifique et son résumé appétissant, Marqués était tellement tentant que je me le suis acheté avant sa sortie en France ! En effet, l’objet ne déçoit pas avec sa couverture brillante et ses multiples détails ! Mais qu’en ai-je pensé ?

 

Synopsis de Marqués d’Alice Broadway

Qui était le père de Léora ?
Après la mort de ce dernier, la jeune fille souhaite célébrer la mémoire de cet homme qu’elle a toujours admiré.
Mais, lorsqu’elle découvre que des passages du livre retraçant sa vie sont incomplets ou faux, Léora commence à douter. De plus, un tatouage représentant une corneille dénonce son père comme coupable d’un crime…

 

Une dystopie classique mais réussie

Tout d’abord, certains pourraient reprocher au roman son déroulé somme toute très classique, que j’avais d’ailleurs détaillé dans un article consacré à la dystopie. Leora est une jeune fille de 16 ans qui, comme tous les personnages de ce type d’ouvrage, est à un tournant de son existence. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu et elle va devoir faire face aux secrets de son père et à sa vraie nature qui n’était pas forcément ce qu’elle pensait être. Mais les arguments de Marqués ne se limitent à cette suite d’événements certes efficaces mais qui ne submergeront pas les aficionados de la dystopie sous des torrents d’originalité. 

Mais par rapport à d’autres œuvres axés public jeune, l’auteure parvient à construire un univers riche et fascinant. Dans l’univers de Leora, tout repose sur les tatouages. Chaque porte sur sa peau l’ensemble de ce qui a fait sa vie à la vue de tous, l’objectif étant bien sûr que l’on puisse lire en eux comme dans un livre ouvert. L’ironie étant qu’à leur mort, les citoyens sont écorchés pour faire de leur peau un livre que les proches peuvent consulter pour garder en mémoire les défunts. 

C’est intelligent, car on peut y lire une critique de la problématique de la vie privée, avec aujourd’hui toutes ces questions qui portent sur l’usage des données web ou du droit à l’oubli. D’ailleurs, l’oubli est la pire des choses qui puissent arriver dans le monde de Leora. Les grands ennemis de la nation sont d’ailleurs les « blanks », qui refusent de porter des tatouages et qui sont considérés comme dangereux, car ils ont forcément de graves secrets à cacher.

L’autrice détourne des contes que nous connaissons pour l’adapter à son univers et justifier cette importance et cet impératif du tatouage. Ces histoires sont bien écrites, tout comme les chansons et les rites qui bâtissent un monde cohérent et solide. 

Enfin, l’écriture en elle-même, comme les personnages, sont efficaces et plutôt bien écrits sans forcément être transcendants. Il n’y a que Leora qui est un peu fadasse et sans grand caractère. J’ai trouvé aussi que certains moments étaient un peu lents, peut-être car Alice Broadway doit poser son histoire avant d’entrer dans le vif du sujet. J’ai cependant assez aimé ce livre pour avoir envie de lire le second tome et en savoir plus.

 

Surtout pour son univers bien pensé !

En somme, c’est une bonne lecture young adult. Bien que reposant sur des ressors scénaristiques déjà connus et très utilisés, cette dystopie construit un univers détaillé et particulier qui mérite le coup d’œil. Parmi toutes les œuvres du genre qui sortent par centaines, Marqués repose sur un propos intéressant et une réelle volonté de créer un univers spécifique et immersif.

Note : 16/20

Vous pouvez acheter le livre par ici. Pour toutes les autres chroniques, c’est par là.


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