J’aime beaucoup le style ludique d’Audrey Alwett. Les poisons de Katharz a été une chouette lecture, avec un goût de Pratchett. Du coup, Magic Charly me semblait prometteur. Un monde plein de magie et de bizarreries, une aventure colorée surprenante… Un plaisir de retrouver la plume créative et taquine de l’autrice.

Synopsis de Magic Charly

Charly Vernier découvre que sa grand-mère était magicière. Mais un mystérieux voleur de mémoire, le Cavalier, l’a dépouillée de ses souvenirs et cherche à s’emparer de la source ultime de la magie. Pour la sauver, Charly, aidé par Maître Lin et par son amie Sapotille, n’a d’autre choix que de devenir apprenti magicier.

Créatif et chaleureux, un premier tome qui dépote !

Un univers pêchu

Magic Charly ne lésine pas pour créer son monde plein de magie et d’étrangetés. On retrouve des éléments assez classiques de ce type de littérature : un héros qui ignore tout du monde magique, un apprentissage rapide, des règles spécifiques qui régissent l’univers… Mais Audrey Alwett instille un vrai charme au fil des pages. C’est notamment via le travail de la langue. Ludique et joyeuse, la plume de l’autrice use de néologisme, mots-valises et autres créations linguistiques pour mettre en avant la magie dans laquelle se trouve entraîné Charly. La place à la gourmandise est notamment importante. La Grand-Mère du héros était spécialisée dans la magie culinaire. Tartes volantes, beignets à prédiction… Autant d’éléments qui créent un univers délicieux et unique.

Jeux de mots font également la part belle du récit, achevant de faire du roman une œuvre légère, rassurante et dotée de touches d’humour qui la rendent particulièrement attachante ! Le fonctionnement de la magie est original, puisqu’il s’agit d’une ressource à ne pas épuiser ! Il existe également des figures particulièrement puissantes, les allégories. Comme leur nom l’indique, elles incarnent des valeurs et des symboles comme la Justice, la Vérité… Avec tous les pouvoirs que cela implique.

Des personnages sympathiques et touchants

La magie regroupe des personnages qui ne manquent pas de personnalité ! Charly est un garçon sympathique qui se sort des situations difficiles grâce à son charme. Sapotille est sérieuse mais maladroite. Maître Lin aime secouer sa longue chevelure et adopter des airs autoritaires et sentencieux. Mais l’une des stars du récit est sans aucun doute Pépouze, une serpillère ensorcelée qui a su charmer plus d’un lecteur !

Du côté des antagonistes, je les ai trouvés un peu plus clichés. Comme vous le savez, il est assez tentant de faire les liens avec Harry Potter. Si l’univers se détache de manière assez spécifique, certains des ennemis sont vraiment très proches des serpentards. Notamment un garçon snobinard propre sur lui, qui a un père très haut placé tout aussi retors, si vous voyez ce que je veux dire… J’espère que certains d’entre eux gagneront en finesse dans les prochains tomes !

Allégories sapristi !

J’ai globalement beaucoup aimé l’histoire ! C’est bien sûr en grande partie car l’univers dont j’ai parlé plus haut permet bien des fantaisies. Nous suivons Charly, jeune garçon d’Aix-en-Provence, jadis très proche de sa grand-mère qui a coupé les ponts suite à un incident mystérieux… Elle finit cependant par être retrouvée, privée de sa mémoire et très confuse. Notre héros va donc tenter de retrouver le lien perdu avec son aïeule. J’ai trouvé que c’était une manière très émouvante de commencer l’histoire, le roman a pour fil rouge un amour filial qui donne naissance à de beaux passages émouvants. Les rebondissements sont d’ailleurs nombreux et plutôt bien rythmés, malgré un flottement en milieu de roman.

J’ai également beaucoup aimé certains messages portés par l’histoire. Le principe des allégories est plein de sens et donne naissance à un grand nombre de possibilités. J’ai hâte de voir comment cet élément va grandir dans la suite de la saga. Ensuite, l’autrice égratigne le snobisme et l’élitisme des grandes institutions magiques. Ainsi, ils font preuve d’un certain mépris pour les usages de la magie qui ne leur semblent pas assez nobles, comme l’art culinaire. Un message pour le moins piquant !

Magic Charly se lit tout seul et réchauffe le cœur

Intelligent, taquin mais sans oublier l’émotion ou la pensée critique, Magic Charly est un ouvrage de fantasy française charmant. Les personnages sont attachants et agréables à suivre dans un univers un poil déjanté, avec magie culinaire, des allégories qui se manifestent sous forme humaine et des problèmes de mémoire… Les trouvailles sont nombreuses et permettent de mettre en place une histoire pleine de surprises ! Si certaines similitudes avec Harry Potter peuvent apparaître, le roman crée cependant son propre style. Je vous le conseille si vous avez un coup de mou

Note : 17/20

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Catégories : Chroniques

3 commentaires

Jae_Lou · 7 mai 2022 à 10 h 48 min

Je me le note, ça me tente carrément !
Tu dirais que ça se lit à partir de quel âge ?

La Geekosophe · 9 mai 2022 à 17 h 17 min

Je dirais 7 ou 8 ans !

Magic Charly T1 : L’apprenti, Audrey Alwett | L'Imaginaerum de Symphonie · 8 mai 2022 à 9 h 54 min

[…] La geekosophe […]

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