Est-ce que vous êtes chauds pour le samedi séries ? Cette édition est particulièrement délicieuse. Nous commençons avec un jeune homme grandissant dans une famille difficile en Australie. Ensuite, un Institut tente de sauver toutes les connaissances d’un Empire au bord de la chute. Enfin, seuls les monstres peuvent être sacrifiés lors des missions à haut risque.
Le garçon et l’univers
Dans les années 80, un jeune garçon d’une banlieue de Brisbane est confronté aux dures réalités de la vie, ainsi qu’aux dangers imminents qui menacent sa famille.

Le garçon et l’univers est une série très touchante qui se passe en Australie. Nous suivons l’évolution d’une jeune garçon né dans un milieu défavorisé. Eli vit avec sa mère, le compagnon de sa mère et son grand frère Gus. Ce n’est pas une série feel good, c’est au contraire l’histoire de ceux qui semblent nés avec la malchance et le manque d’horizons. Ce n’est pas pour autant dénué de moments optimistes et touchants : la relation entre les deux frères est mémorable, construite sur une grande solidarité. La garçon et l’univers aborde des sujets complexes : la violence, la drogue, la pauvreté… Souvent du point de vue d’un enfant fantaque qui doit grandir trop vite. L’épisode trois propose un bouleversement dans le série qui apporte de nouvelles thématiques. La série est portée par le jeune acteur qui joue Eli, mais le reste du casting donne très bien le change, avec notamment une Phoebe Tonkin et un Simon Baker à contre emploi. Un autre point qui ne plaira pas à tout le monde : la série prend le temps d’installer ses personnages, leurs relations, les ambiances. C’est ce qui, pour moi, permet de s’immerger d’autant plus dans cette histoire.
Disponible sur Netflix.
Fondation
Quand l’éminent professeur Hari Seldon prédit la chute imminente de l’Empire galactique, les Cleons – une longue lignée de clones d’empereur au pouvoir – craignent que leur règne jusqu’ici inégalé soit compromis. Ils sont forcés dès lors de prendre en compte la potentielle réalité de la perte de leur puissant héritage pour toujours et prennent leurs dispositions pour limiter les dégâts. Le Dr. Seldon et quelques-uns de ses fidèles sont envoyés aux confins de la galaxie pour bâtir la Fondation, un lieu spécial destiné à préserver le savoir de la civilisation, dans l’espoir de sa reconstruction.

Fondation d’Isaac Asimov avait la réputation d’être inadaptable (comme Dune ceci dit). La série suit le développement du roman, mais ajoute pas mal d’élément qui enrichisse plutôt bien l’univers. En effet, Fondation raconte de la macro-histoire, il y a peu de place pour les personnages, notamment dans les premiers tomes. La série fait des ajouts et des modifications qui permettent de capter l’attention des spectateurs au niveau émotionnel. J’ai beaucoup aimé l’idée d’une lignée de clones empereurs pour fixer d’autant plus l’immobilité de l’Empire face aux prédictions de Seldon. Bien sûr, les questions sur l’histoire sont passionnantes, de même que sur la religion ou la pluralité des sociétés présentées. La série brille également par son parti pris visuel. Elle construit un univers unique, un peu frois, mais grandiose dans sa dépiction de Trantor. Une scène de destruction est particulièrement marquante. Le point un peu difficile pour moi est que la série a parfois du mal à expliciter certaines directions, comme le rôle de Fondation, mais c’est aussi quelque chose de difficile à comprendre dans le roman-même.
Disponible sur Apple TV.
La série entre le challenge du Summer Star Wars du RSF Blog.

Creature commandos
Après les événements de Corto Maltese et sa « collaboration » avec Peacemaker, Amanda Waler n’a plus le droit d’utiliser des prisonniers humains pour ses missions suicides. Elle rassemble donc une équipe composée uniquement de monstres, tous incarcérés à la prison de Belle Reve. Appelée « Force Spéciale M » ou les « Creature Commandos », cette équipe est dirigée par le général Rick Flag Sr., père du colonel Rick Flag Jr. tué à Corto Maltese, et est constituée de « la Fiancée », du Dr Phosphorus, de G.I. Robot, Weasel et Nina Mazursky. Ils sont envoyés au Pokolistan, un pays sous la menace de Circe et de ses sbires, les Fils de Themyscira.

Est-ce que j’ai versé une petite larme ? Vous n’avez pas de preuves ! Mais j’aurais dû m’y attendre avec l’équipe derrière Creature commandos. La série est un Suicide Squad version monstres, avec des classiques comme la fiancée de Frankenstein ou des originaux comme Weasel ou Docteur Phosphorus. Chaque épisode raconte la mission de l’équipe au Pokolistan, émaillé de flash backs qui racontent le passé des protagonistes. C’est à la fois drôle, souvent border, irrévérencieux mais aussi profondément touchant. La série parvient à rendre les personnages identifiables sans adoucir leur monstruosité ou leurs bizarreries. Les flashback explorent ce qui a mené à leur capture ou quel a été le point tournant dans leur existence, ce qui pose bien sûr la question de ce qui fait de quelqu’un un monstre : ses actions ? Son apparence ? Son passé ? Le dessin animé est également un petit bijou d’animation : les scènes d’action sont très fluides avec des décors immersifs. L’histoire a également beaucoup de rebondissements, très bien pensés, ce qui en fait une série rafraichissante dans la production actuelle.
Disponible sur HBP Max.
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