Le samedi séries s’enfonce avec nous dans l’automne ! On commence cette sélection avec un père et sa fille qui fuient des officiels après des années isolés dans une forêt. Ensuite, trois jeunes adultes sur le spectre apprennent à devenir indépendants. Enfin, un lycéen solitaire tente de vivre normalement alors que son ami n’est plus tout à fait le même. Vous êtes prêts ?

Hanna

Hanna a passé toute sa jeunesse à s’entraîner pour combattre ceux qui la traque, elle et son père mercenaire, Erik Heller, dans les bois isolés d’Europe de l’Est. Ses capacités de survie sont mises à l’épreuve lorsqu’elle et Erik sont séparés après avoir été repérés par une espionne de la CIA, Marissa Wiegler, entourée de ses agents. Hanna n’a pas d’autre choix que d’entreprendre seule un périlleux voyage à travers l’Europe alors qu’elle cherche à retrouver son père et à échapper – ainsi qu’à faire tomber – les menaces qui les visent. L’éducation isolée de Hanna lui offre des capacités physiques et émotionnelles particulièrement intimidantes alors qu’elle est forcée d’affronter une conspiration de plus en plus profonde – une conspiration qui pourrait les mener, son père et elle, à leur perte.

Hanna s’inspire du film du même nom pour en étendre l’histoire. C’est une série d’action bien faite qui nous immerge dans une histoire prenante, entre apprentissage et conspirations. Tout le mystère tourne autour de l’origine d’Hanna. Pourquoi des agents la cherchent-elle ? Pourquoi a-t-elle dû vivre cachée toutes ces années avec son père, ancien mercenaire ? On suit également une adolescente isolée qui découvre le monde normal, les premières relations avec les autres ados de son âge, la civilisation. On sent qu’elle est partagée entre la loyauté envers son père et cette vie qu’elle n’a pas eu et qu’elle ne peut pas avoir. J’ai cependant trouvé que la série n’était pas dénuée de quelques longueurs dans la première saison, malgré des scènes d’action de grande qualité. Cependant, l’histoire gagne en densité au fil des épisodes.

Disponible sur Amazon Prime

As we see it

Jack, Harrison et Violet sont des colocataires d’une vingtaine d’années atteints d’autisme. Ils s’efforcent de trouver et de garder un emploi, de se faire des amis, de tomber amoureux et de naviguer dans un monde qui leur échappe. Avec l’aide de leurs familles, de leur éducateur et parfois même les uns des autres, le trio tente de trouver leur chemin vers l’indépendance.

As we see it

Cette série est une pépite ! Les trois personnages principaux sur le spectre sont réellement incarnés par des personnes avec des TSA. Résultat : c’est la série la plus réaliste que j’ai vu sur la vie avec ce type de handicap. Le trio est touchant, chacun avec une version différent des troubles autistiques : manque de compréhension sociale, hypersensibilité émotionnelle ou physique, ton sans filtre… La série ne tombe pas dans le drame et l’autoappitoiement, tout comme elle ne dépeint les TSA comme un superpouvoir. C’est un récit de tranche de vie avec ses moments difficiles, ses victoires mais aussi ses retours en arrière. Elle met aussi en scène les familles, qui tentent d’accompagner au mieux leur entourage, mais qui font aussi des erreurs et doivent apprendre à mieux communiquer et s’adapter. L’aide sociale est une jeune femme empathique et sensible qui ne tente pas de transformer Jack, Harrison et Violet : elle les accompagne et leur donne des exercices pour les aider à devenir indépendants et mieux vivre leurs différenrences dans un monde qui n’est adapté à leurs spécificités. Une très belle série pour voir une représentation honnête de l’autisme chez des jeunes adultes capables de vivre leur propre vie malgré tous les obstacles.

Disponible sur Amazon Prime

The summer Hikaru died

Hikaru et Yoshiki sont 2 amis d’enfance. Mais un jour, les doutes de Yoshiki se confirment : Hikaru a été remplacé par « autre chose ». Yoshiki décide de poursuivre son quotidien aux côtés de cet être.

Incroyable animé d’horreur ! The summer Hikaru died aborde de nombreuses téhmatiques difficiles, notamment celle de l’absence. Yoshiki est un lycéen qui grandit dans une famille dysfonctionnelle, dans un petit village dans lequel son seul ami est Hikaru, le seul garçon de son âge. Cependant, Hikaru meurt lors d’une expédition en montagne et est remplacé par une créature identique qui l’imite presque à la perfection. Entre son absence et continuer comme si de rien était, Yoshiki choisit de continuer. Le village est en parallèle touché par d’étranges phénomènes depuis l’arrivée du faux Hikaru. La relation entre Yoshiki et cette être est vraiment touchante, montrant la solitude profonde des deux et construite sur un sous-texte queer qui questionne l’acceptation des homosexuels dans les zones rurales. Ce n’est pas une horreur brutale mais quelque chose de lancinant, d’inquiétant, une ambiance anxiogène qui s’installe avec des passages de body horror. Nous sommes également dans un récit de folk horror, dans lequel histoires familiales et légendes locales appuient cette idée d’un village hanté par ses propres démons.

Disponible sur Netflix.

Quelles sont vos séries du moment ?

Catégories : Samedi séries

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