Le samedi séries poursuit son bonhomme de chemin ! A-t-on jamais assez de séries pour survivre aux soirées d’hiver qui s’allongent ? On commence avec un hôpital new yorkais qui tente de faire progesser la médecine. Ensuite, un groupe de rock mythique revient sur son parcours houleux. Enfin, des jeunes filles tentent de trouver un sens à une existence marquée par la violence.

The Knick

Le staff de l’hôpital Knickerbocker de New York, des chirurgiens aux infirmières, doit repousser les limites de la médecine au début du 20ème siècle, à une époque où le taux de mortalité a soudainement augmenté et où les antibiotiques n’existent pas encore…

A la recherche d’une série hospitalière qui change de vos habitudes ? The Knick est une série historique qui prend place au moment où la chirurgie devient une discipline scientifique à part entière. Nous suivons le personnel d’un hôpital situé dans un quartier défavorisé de New York, avec tous les défis que cela suppose : comment faire évoluer le soin tout en satisfaisant les investisseurs ? Comment favoriser la progression des mentalités ? The Knick est brillante dans sa construction : elle mêle parfaitement les histoires de ses personnages à la situation de New York au début du XXe siècle, notamment autour des gangs irlandais avant l’arrivée des mafias italiennes ou sur la place des noirs dans une société profondément raciste. La série est également très crue dans sa mise en scène crue des blessures : gare à vous si vous n’aimez pas le sang. D’autant plus que l’époque commence tout juste à comprendre l’anesthésie. En somme, The Knick parvient à aborder de nombreuses problématiques de son époques, qu’elles soient sociales ou scientifiques, sans se perdre, sans compromettre son ton sombre et réaliste.

Disponible sur HBO Max

Daisy Jones and the six

Les aventures d’un groupe de rock dans les années 70, de ses balbutiements sur la scène musicale de Los Angeles jusqu’au succès incroyable qui en fera l’un des groupes les plus légendaires dans le monde…

Daisy Jones and the Six est vraiment une bonne suprise. Adapté d’un roman de Taylor Jenkins Reid, la série raconte la montée en puissance d’un groupe de rock et sa chute, qui avait aussi brutale qu’inexpliquée. La série prend la forme efficace d’un documentaire avec les anciens membres du groupe, ce qui permet d’avoir leur point de vue sur les événements avec du recul. Le point fort de l’oeuvre est de construire des personnages complexes, parfois (souvent) peu sympathiques, mais définitivement fragiles et prisonniers de leurs rêves et de leurs mauvais choix. La série insuffle cette liberté propre aux années 70, les tenues, les ambiances, la musique… Mais aussi la liberté, les abus de substance. Le duo de chanteurs / compositeurs principaux sont très bien incarnés par leurs interprètes et leur relation houleuse est au centre de la série. J’ai également beaucoup aimé les personnages secondaires, qui ont de même des arcs narratifs solides même si les personnalités aussi solaires qu’envahissantes des protagonistes les éclipsent, mais c’est finalement représentatif de la réalité.

Disponible sur Prime Video

I want to love you till your dying day

Dans le mystérieux orphelinat où vit Sheena, la mort n’est pas une chose nouvelle pour ses pensionnaires. Elles sont des filles qui n’ont plus de famille, qui sont élevées comme des armes de guerre et à qui l’on apprend à tuer et à prendre la vie d’autrui sans sourciller. Tout le monde, sauf Sheena, qui ne souhaite rien d’autre que la fin du conflit grandissant autour d’elle. La nuit de la mort de sa colocataire, Sheena rencontre une étrange jeune fille couverte de sang qui lui sourit malgré le chaos qui les entoure. Le lendemain, la jeune fille se révèle être une nouvelle élève de la classe de Sheena et se présente sous le nom de Mimi. D’abord considérée comme un mythe de l’école, on murmure maintenant dans les couloirs de l’orphelinat que Mimi est leur arme secrète, une immortelle qui ne peut pas mourir. Le quotidien de Sheena se complique davantage lorsqu’elle se retrouve à cohabiter avec quelqu’un qui aime et accueille la mort, alors que tout ce qu’elle veut, c’est l’arrêter…

Un animé Yuri délicat, entre brutalité et poésie. Nous sommes dans une école dans laquelle des orphelines apprennent à maîtriser des pouvoirs magiques pour mener une guerre infinie. De très jeunes filles font face à l’absurdité de la violence, pour une cause dont elles ignorent. Réduites à une fonction utilitaire, les protagonistes tentent d’exister à travers l’amour et à donner un sens plus large à leur existence. L’animé a quelque chose de profondément mélancolique dans son imagerie, avec une fausse douceur qui se délite quand la violence de la réalité frappe. Car malgré leur âge, certaines de ces orphelines partent accomplir des missions mystérieuses. La relation entre les personnages est décrite de manière douce, lancinante, permettant de comprendre l’importance de leurs liens. Enfin, l’animé est très beau et soigné en termes d’animation, ce qui permet d’ajouter du charme à cette ambiance feutrée et mystérieuse.

Disponible sur Crunchyroll

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Catégories : Samedi séries

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