On plonge dans l’automne ! C’est le moment parfait pour se lancer dans des thrillers ou la nostaligie cocooning. On commence avec une relation trouble entre un mentor et un élève face à une famille d’apparence idyllique. Ensuite, le directeur d’un studio Hollywoodien connaît bien des déboires. Enfin, une écolière doit grandir plus vite pour accomplir sa mission de magical girl. Vous êtes prêts ?

Notes from the last row

Lorsqu’un écrivain raté découvre la prose de génie d’un élève dans sa classe, sa fascination tourne à l’obsession et fait naître chez lui le désir malsain de connaître la gloire…

Notes from the last row

Un thriller psychologique à la structure remarquable ! Nous suivons un professeur de littérature aigri qui n’a pas réussi sa carrière littéraire. Il prend sous son aile un élève mystérieux qui raconte sous la forme d’un journal intime sa vie dans une famille bien sous tout rapport au sein de laquelle il parvient à s’immiscer. A travers les sombres secrets de cette famille carte postale, le récit prend vite une tournure sordide : adultère, manipulation mensonge… Mais le récit de Lee Kang est-il réel ou fictif ? raconte-t-il la vérité ? Une relation trouble s’installe entre le maître et l’élève, alimenté par une mélange d’envie, d’amiration et de fascination. La série interroge non seulement le rapport complexe entre mentor et élève, mais aussi sur les apparences souvent trompeuses des gens biens sous tout rapport, et enfin sur notre à la fiction et à la narration non fiable. En ce sens, la série construit un récit efficace, mais parfois plombé par un rythme inégal. Les séries coréennes ont plus tendance à prendre leur temps pour installer leur intrigue de manière générale. J’ai cependant trouvé que la BO était bien trouvée, avec beaucoup de jazz pour appuyer le côté intellectuel du Professeur et des morceaux américains plus contemporains pour accompagner les protagonistes plus jeunes ou quand le Professeur sort de son comportement apprêté habituel.

Disponible sur Netflix.

The Studio

Matt Remick est le nouveau directeur de Continental Studios, une société de production en difficulté. Alors que leurs films peinent à survivre et rester pertinents, Matt et son équipe tentent de vaincre leurs propres incertitudes tout en affrontant les artistes narcissiques et lâches dirigeants d’entreprise qu’ils croisent, sans jamais perdre de vue leur inlassable envie de faire de grands films. Masquant leur panique derrière leurs habits de pouvoir, chaque fête, visite de plateau, décision de casting, réunion de marketing et remise de prix, est l’occasion d’une brillante réussite ou d’une catastrophe qui mettra fin à leur carrière. En mangeant, dormant et respirant « films », Matt a le métier dont il a rêvé toute sa vie, et cela pourrait bien causer sa perte.

Encore une petite pétite produite par Apple TV ! J’avais pourtant eu un peu de mal avec le premier épisode : l’humour cringe est parfois difficile à vivre pour moi. La série brille cependant par son ton grinçant, son irrévérence et ses épisodes très dynamiques. Dans le Los Angeles des stars, des films à gros budget et dans une industrie changeante, il vaut mieux avoir le coeur bien accroché. Matt Remick est un producteur passionné par son métier et par son idée continue de faire de grands films. Malheureusement, cette facheuse tendance l’entraîne dans bien des déboires. Entre réalisateurices fatigués, acteurices narcissiques et assistant aux dents longues, la série montre à quel point naviguer dans cet univers est une constante épreuve de patience, de subtilité et de clairvoyance… Des qualités qui vont de nombreuses fois faire défaut à nos personnages principaux. La série est aussi une belle déclaration d’amour au cinéma, en montrant les difficultés pour préparer, filmer, monter un film, mais aussi assurer sa promotion, gérer les catas en tout genre et les égos mal placés. The Studio est en plus cela sublime sur la forme, jouant avec les différents registres offerts par son média. Il y a également de nombreuses quest stars qui participent avec joie, parfois pour jouer avec leur image.

Disponible sur Apple TV

Card Captor Sakura

La vie de Sakura bascule le jour où, dans la bibliothèque de son père, alertée par un bruit suspect, elle ouvre le Livre de Clow et y laisse accidentellement échapper les cartes magiques. Devenue chasseuse de cartes, elle doit, avec l’aide de Kero, le gardien du Livre, retrouver les cartes disparues…

Je me suis replongée dans ce bonbon nostalgique ! Sakura est une petite fille de 9 ans qui se retrouve du jour en lendemain avec la mission de retrouver un deck de cartes magiques éparpillées. Elle doit trouver l’équilibre entre sa vie d’écolière et progresser comme magical girl. L’animé est à destination d’un public assez jeune, il peut donc être un peu niais sur certaines choses. Mais c’est finalement cohérent avec le fait que Sakura ne soi finalement qu’une petite fille : elle a parfois de doutes, des peurs ou des réactions qui peuvent sembler immatures, mais c’est parce qu’elle ne l’est pas vraiment. L’animé construit bien bien son évolution, tout comme celles de sa familles ou de son cercle familial. J’ai toujours adoré le personnage de Tomoyo/Tiffany, avec son caractère sagace et ouvert. Le dessin animé est même franchement drôle par moments et c’est toujours sympathique de découvrir une nouvelle carte. C’était également un plaisir de retrouver le charadesign et le graphisme léchés qui a fait le succès du collectif CLAMP à mon adolescence. Card Captor Sakura confirme son statut d’animé culte sur les magical girls.

Disponible sur Netflix.

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Catégories : Samedi séries

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