Aussitôt le premier tome dévoré, je me lance dans le second ! Le verrou du fleuve est la suite des aventures de Mériane. Ancienne paria devenue messagère du ciel, elle se retrouve investie de la mission sacrée de protéger le Royaume. En prime, elle peut entendre Wer, ce dont elle se serait bien passé. 

La critique du premier tome est par là.

Synopsis de Le verrou du Fleuve

L’armée démoniaque, mi-chair mi-machine, du dieu Aska est aux portes de Loered, la ville sur laquelle repose la défense et la stabilité du royaume – le Verrou du Fleuve. Le Verrou doit tenir, ou la Rhovelle est perdue. Mériane, à la tête de maigres renforts, compte bien honorer sa propre prophétie et libérer la ville. Mais quand les hommes se mêlent de contrarier les Dieux, elle en est réduite à limiter les dégâts. Face au désespoir qui s’installe, elle incarne le seul espoir du peuple, et l’instinct de survie fait taire, pour un temps, les dissensions. Pour autant, les manigances politiques se poursuivent en coulisses, et la guerre commence à peine que certains préparent déjà l’après. Mais sur la route du Verrou du Fleuve, son mythe s’écrira avant tout dans le sang, la terreur et la peine.

Une suite prenante

Une fois de plus, Lionel Davoust me convainc. Le roman est mené tambour battant après l’installation des personnages et des forces en présence. Dès lors, L’aventure prend une tonalité bien plus sombre, car la grande majorité prend conscience de la gravité de la situation. Car oui, c’est véritablement désespéré et on a envie de taper du poing sur la table pour dire à tout ce beau monde qu’il serait temps de prendre les bonnes décisions.

La pauvre Mériane continue de se faire malmener et gagne en maturité. Elle semble moins impulsive que dans le premier tome et prend conscience que, parfois, modérer ses propos est la meilleure solution. Même quand la personne en face de vous est un crétin fini. Léopol est toujours aux côtés de Mériane. Leur duo est cependant moins percutant, notamment car il rumine pas mal dans ce tome et cherche moins à se mettre en avant. 

J’ai trouvé dommage que Chunsène soit également moins présente le long du roman. J’aurais aimé avoir plus d’aperçus de sa façon d’interagir avec les autres personnages de Rhovelle, elle qui est si différente. J’aime toutefois beaucoup le mystère entretenu autour de la belle Mange-doigts, qui perd un peu de son côté Mary-Sue providentielle pour devenir un personnage plus nuancé. Quant à Izara, disons que j’ai un peu de mal de voir où ses décisions vont la mener.

En parlant d’Izara, la politique prend en effet moins de place dans ce tome. C’était un reproche que je faisais au premier titre de la saga, dont les parties politiques avaient tendance à ralentir l’action et causait quelques longueurs. Ici, le roman est nerveux et plein d’action, ce qui se justifie par l’urgence de la situation.

L’écriture est simple et va droit au but. La mise en scène de certains combats est très claire et nous offre des moments très prenants. De plus, Lionel Davoust ne lésine pas pas sur les effets gore pour nous faire comprendre à quel point les antagonistes sont terribles et cruels. Si l’histoire semble toujours manichéenne, on se méfie un peu plus de Wer qui n’est pas toujours très transparent.

Autre détail, j’ai trouvé que ce tome ne faisait pas beaucoup avancer l’histoire. Le nombre de pages était en plus moins important que le tome 1, ce qui était assez surprenant, le contraire étant plus la norme. Mystère résolu : la trilogie s’est transformée en tétralogie. Plus de plaisir ? Plus d’attente ? Je l’ignore pour le moment.

Une saga de coeur

Un très bon second tome qui souffre de quelques défauts, mais un coup de coeur pour cette saga qui se forme ! Les personnages évoluent chacun à leur manière, l’écriture est toujours fluide et convaincante. L’action est très présente et offre même des moments très prenants. Certains enjeux deviennent plus complexes, ce qui laisse entrevoir de belles évolutions pour la suite. Cependant, je regrette l’absence certains de mes personnages chouchous.

Note : 18/20

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Catégories : Chroniques

10 commentaires

Lutin82 · 21 février 2019 à 17 h 45 min

Je ne cesse de le dire. Il faut que je lise Lionel Davoust. Les livres me plaisent, les pitchs aussi, les couvertures également, et les retours sont fantastiques.
manque plus qu’à franchir le pas.

    La Geekosophe · 22 février 2019 à 23 h 25 min

    J’étais à deux doigts de ne jamais le lire et j’ai mis du temps ! Je ne saurais pas dire ce qui m’a retenu 🙂 Mais ça vaut le coup de se lancer !

Choupaille · 24 février 2019 à 10 h 31 min

J’ai été convaincue par cette saga également, un vrai coup de cœur ! Davoust est un auteur que j’aime beaucoup, et le découvrir avec cette saga, c’est juste parfait. Les anglophones ne sont pas les seuls à envoyer du lourd côté Fantasy ! 🙂

    La Geekosophe · 24 février 2019 à 14 h 28 min

    En effet ! J’ai très envie d’en lire plus de la part de l’auteur, notamment les romans qui se passent dans le même univers que “Les Dieux sauvages” 🙂

      Choupaille · 25 février 2019 à 17 h 47 min

      Dans ce cas tu peux te jeter sur “Port d’âmes” ! Il est moins rythmé, peut-être un peu lent parfois, mais j’ai été conquise malgré tout. Il m’a sorti les tripes à l’air !

        La Geekosophe · 27 février 2019 à 13 h 53 min

        J’ai dû mettre tout ce qui avait un lien avec Evagényre en wishlist ! Apparemment Port d’âmes est très bon 🙂

Les Lectures de Sophie · 25 février 2019 à 22 h 35 min

Finalement, Lionel Davoust a annoncé que sa trilogie serait en 5 tomes ! Un par an, on a encore du temps à passer en Rhovelle

    La Geekosophe · 27 février 2019 à 13 h 52 min

    Ah oui, en effet ! Merci de l’info 😉 Ce n’est pas pas un nombre de tomes très courant en fantasy ! Mais si c’est ce qu’il faut pour nous fournir une saga au top !

Les Dieux sauvages T2 : Le verrou du fleuve, Lionel Davoust | L'Imaginaerum de Symphonie · 24 mars 2019 à 9 h 07 min

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Les Dieux sauvages T2 Le verrou du fleuve – Lionel Davoust – Au pays des Cave Trolls · 21 avril 2019 à 9 h 57 min

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