On commence sur une note de tranquillité ! Ce tag traînait dans mes brouillons depuis bien longtemps, j’ai donc décidé de le terminer. Car vous le savez, j’aime les tags littéraires pour vous montrer des livres dont je n’ai que peu parlés.

1. Expecto Patrononum : un livre d’enfance lié à de bons souvenirs

Les royaumes du Nord de Philip Pullman

Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises…
Jetée au cœur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

Un livre qui a marqué mon enfance de par son histoire profonde, son univers créatif et unique, mais surtout sa galerie de personnages. Mme Coulter est simplement l’un des antagonistes les plus mémorables de la littérature et a marqué mon enfance avec sa personnalité manipulatrice et séduisante.

2. Expelliarmus : un livre qui prend par surprise

La chambre de Naomi de Jonathan Aycliffe

À la veille de noël., le professeur Charles Hillenbrand avait emmené Naomi, cinq ans, faire les magasins à Londres… Et la petite fille a disparu. Après de nombreuses heures d’angoisse, l’enfant est retrouvée dans une allée sombre, sans vie. Le fait divers fascine au point que Lewis, un photographe cherche à rapporter des clichés pour le journal à scandales qui l’emploie. Mais les photos révèlent plus que ce qu’il escomptait… Qui sont ces deux petites filles qui apparaissent régulièrement au côté de Charles et de sa femme Laura ? Pourquoi sont-elles parfois accompagnées de Naomi ? Et surtout, qui est cet homme en noir dont la présence inquiétante les domine tous sur certaines images ?

Ce roman parfait pour Halloween se lit quasiment d’une traite ! Violent et surprenant, je ne m’attendais pas à assister à une telle descente aux enfers en ouvrant les pages de ce récit cauchemardesque.

3. Priori Incantatum : ton dernier livre lu

Beloved de Toni Morrison

Vers 1870, aux États-Unis, près de Cincinnati dans l’Ohio, le petit bourg de Bluestone Road, dresse ses fébriles demeures.

L’histoire des lieux se lie au fleuve qui marquait jadis pour les esclaves en fuite la frontière où commençait la liberté. Dans l’une des maisons, quelques phénomènes étranges bouleversent la tranquillité locale : les meubles volent et les miroirs se brisent, tandis que des biscuits secs écrasés s’alignent contre une porte, des gâteaux sortent du four avec l’empreinte inquiétante d’une petite main de bébé.

Sethe, la maîtresse de maison est une ancienne esclave. Dix-huit ans auparavant, dans un acte de violence et d’amour maternel, elle a égorgé son enfant pour lui épargner d’être asservi. Depuis, Sethe et ses autres enfants n’ont jamais cessé d’être hantés par la petite fille.

L’arrivée d’une inconnue, Beloved, va donner à cette mère hors-la-loi, rongée par le spectre d’un infanticide tragique, l’occasion d’exorciser son passé.

Un récit qui m’a laissée mortifiée par sa violence et son écriture vibrante. La construction par analespse rend le récit parfois obscur, mais c’est pour mieux mettre en avant les mécanismes complexes de la mémoire, mais aussi du poids de la culpabilité qui revient nous hanter, de manière parfois littérale dans ce récit qui invite Sethe à exorciser un passé à l’indicible tragique.

4. Alohamora : un livre qui t’a ouvert les portes d’un genre que tu ne connaissais pas

La stratégie d’Ender d’Orson Scott Card

Andrew Wiggin, dit Ender, n’est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l’intermédiaire d’un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l’ont conçu ambitionnent de faire de lui rien de moins que le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l’invasion des doryphores. Et alors qu’Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n’ont-ils pas damné l’humanité elle-même?

Je lisais peu de SF avant ce roman, et il m’a permis de plonger définitivement dans le genre. Chef d’œuvre de la science-fiction militaire, le roman pose la question de l’instrumentalisation des masses, en particulier l’embrigadement des jeunes populations.

5. Riddikulus : un livre qui fait rire.

Les poisons de Katharz d’Audrey Alwett

A Katharz, ville-prison dans laquelle sont expédiés les criminels, le meurtre est légal et même récompensé. Ténia Harsnik, la dirigeante, y règne par la terreur et aime jouer de la guillotine. Non qu’elle soit cruelle, mais il lui faut coûte que coûte maintenir le nombre d’habitants sous le seuil des cent mille âmes. Le dépasser conduirait hélas à la fin du monde, et ça serait désagréable.

Bien entendu, les enjeux sont secrets. Bien entendu, le marchand de sortilèges Sinus Maverick prépare un coup d’État infaillible. Bien entendu, le Prince Alastor a planifié de raser la ville avec sa trop nombreuse armée. Bien entendu, Dame Carasse, la seule sorcière capable d’affronter ce chaos, vient de ficher le camp. Bien entendu…

Un roman délicatement loufoque portait par une langue exquise qui frappe là où ça fait mal. L’autrice Elle enchaîne les jeux de mot, les références et les quiproquos avec une aisance tout à fait remarquable. L’oeuvre est fluide et l’univers très imaginatif. Les personnages sont quant à eux dotés de personnalités à la fois décalées mais étrangement dignes, ce qui les rend très attachants.

6. Sonorus : un livre dont tout le monde devrait entendre parler.

Mes vrais enfants de Jo Walton

ée en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès ? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.

Jo Walton parvient subtilement à nous interroger sur notre existence à travers les histoire de Patricia. C’est un livre que je recommande chaudement, qui n’est pas classable et n’a pas à être classé, mais propose une expérience originale et unique.

7. Oubliettes : un livre ou un spoil dont on voudrait ne pas se souvenir.

Je n’ai pas trop d’idée pour cette catégorie donc je vais la laisser de côté.

8. Impero : un livre lu dans le cadre de ton cursus scolaire.

Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar

“J’ai formé le projet de te raconter ma vie.” Sur son lit de mort, l’empereur romain Hadrien (117-138) adresse une lettre au jeune Marc Aurèle dans laquelle il commence par donner “audience à ses souvenirs”. Très vite, le vagabondage d’esprit se structure, se met à suivre une chronologie, ainsi qu’une rigueur de pensée propre au grand personnage. Derrière l’esthète cultivé et fin stratège qu’était Hadrien, Marguerite Yourcenar aborde les thèmes qui lui sont chers : la mort, la dualité déroutante du corps et de l’esprit, le sacré, l’amour, l’art et le temps. À l’image de ce dernier, ce “grand sculpteur”, elle taille, façonne, affine avec volupté chacun des traits intérieurs du grand homme à qui elle fait dire : “Je compte sur cet examen des faits pour me définir, me juger peut-être ou tout au moins pour me mieux connaître avant de mourir.”

Un roman qui m’avait marqué durant mes études grâce à son aspect humaniste et universaliste. La plume de Marguerite Yourcenar nous immerge entièrement dans la vie de cet empereur philosophe que fut Hadrien.

9. Endoloris : un livre douloureux à lire.

Je ne me vois pas mettre au chose que Beloved de Toni Morrison à nouveau tant la dureté de cette lecture a été éprouvante.

10. Avada Kedavra : un livre qui peut tuer (interprétation libre).

Les refuges de Jérôme Loubry

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Ce livre pourra vous tuer car vous ne pourrez pas le lâcher ! Tortueux, mouvementé, inattendu… Beaucoup de qualificatifs peuvent correspondre à ce roman atypique. Il crée la surprise grâce à une construction emberlificotée mais addictive (je l’ai lu en deux jours). L’écriture efficace accompagne parfaitement cette lecture déconcertante dont l’atmosphère frôle souvent l’onirisme.

Et vous, que choisiriez-vous pour les différentes catégories ?

Catégories : TAG

2 commentaires

Parlons fiction · 5 novembre 2020 à 10 h 28 min

Je ne connaissais pas du tout Naomi’s room mais il m’intéresse beaucoup. Je n’en ai jamais entendu parler et je pense qu’il pourrait me plaire. Tu m’avais déjà convaincu d’ajouter Mes vrais enfants à ma wishlist aussi ahah.
Ce petit tag permet de faire une belle sélection ☺️

    La Geekosophe · 9 novembre 2020 à 22 h 13 min

    Mes vrais enfants est vraiment une belle lecture ! C’est très sensible et l’écriture est sublime.
    Par contre, Naomi’s room est une autre paire de manche : gore et bien déprimant 😉

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