C’est pour l’instant le dernier tome des aventures d’Andrea Cort ! La procureure sombre et badass était déjà dans Émissaires des morts et La griffe de Dieu. Deux histoires prenantes, deux super lectures. Autant vous dire que j’avais hâte de découvrir la suite avec La guerre des marionnettes, toujours d’Adam-Troy Castro. Merci à Gilles Dumay de la collection Albin Michel Imaginaire pour l’envoi. Vous pouvez lire le roman à part mais je vous conseille de suivre toute l’histoire depuis le début.

Synopsis de La guerre des marionnettes

Toujours à la poursuite des Démons Invisibles, responsables de la mort de ses parents, Andrea Cort se rend sur la lointaine planète Vlhan. Ses imposants habitants y pratiquent un rituel qui tient tout autant du spectacle de danse que du suicide collectif. Une fois, par le passé, le ballet a dégénéré, et les habitants de Vlhan se sont retournés contre les spectateurs présents pour les massacrer. Andrea est convaincue qu’élucider le mystère à l’origine de cette tragédie peut la mener à ses Démons Invisibles. Mais la disparition d’une jeune fille vient rapidement compliquer sa quête personnelle. Vlhan est une planète dangereuse et Andrea ignore à quel point elle s’apprête à danser avec la mort.

Un récit prenant

Voyage en étrangeté

Mais quelles originalités l’auteur va-t-il nous pondre ? J’aime la science-fiction quand elle nous entraîne dans des dimensions que nous n’aurions jamais imaginées. ici, cela se manifeste par un étrange peuple qui habite sur Vhlan, surnommé les marionnettes. Imaginez un peu : une sphère sombre et brillante, immense, avec un ensemble de tentacules luisantes. Leur mode de communication est étrange et consiste en des gestes que les autres espèces arrivent à peine à décrypter. Les habitants de Vhlan sont donc parmi les plus mystérieux de l’univers d’après les visiteurs. D’autant plus qu’ils ne semblent pas avoir de société si structurée.

Mais ce qui fascine le plus, c’est le Ballet, qui semble être le seul rite. C’est un acte culturel qui a lieu une fois par an. Des visiteurs d’autres planètes semblent hypnotisés par les danses étranges. Ils ont l’impression d’y décoder quelque chose d’incomplet, quelque chose qui nécessite d’y participer pour atteindre son plein potentiel, compléter la chorégraphie. Le hic ? La plupart des participants meurent dans le processus. Régulièrement, c’est donc une danse mortelle qui tue des humains, appelés pèlerins, qui quittent leurs familles pour subir des modifications corporelles importantes et prendre part au spectacle. Un choix dangereux. Une fois de plus, nous sommes face à un monde étrange au peuple aussi fascinant que distinct.

Redoutablement sombre et efficace

Le rythme est tendu ! Adam-Troy Castro propose une histoire au cordeau. Nous avons l’impression d’être dans une course contre la montre. Andrea est envoyée sur Vhlan par les IA-sources pour enquêter sur le Ballet, qui pourrait avoir un rapport dans sa quête des Démons invisibles. Très vite, la tension monte sur la planète tandis que des scissions semblent apparaître. On ne s’ennuie pas une seconde tant l’auteur maîtrise la gradation de son œuvre. Le seul élément que je trouve dommage est que le déluge d’action pousse à mettre de côté l’enquête, que j’appréciais beaucoup dans les tomes précédents.

La dernière partie retrouve un peu des dons d’enquêtrice d’Andrea. C’est tout simplement une apothéose mêlant action, de l’horreur et de la déduction. Ce tome est de loin le plus sombre de la série et est peut-être même trop désespérant. On se retrouve au cœur des modifications corporelles opérées sur les pèlerins, dans une forme d’horror body. Il y a même une notion de fatalité omniprésente, le destin d’Andrea a forcément quelque chose de tragique. Elle est ballotée par des forces qui dépassent tout ce qui est connu dans l’univers, prise dans la lutte incompréhensible entre des entités invisibles.

La guerre des marionnettes prend aux tripes

Difficile de nier le talent d’Adam-Troy Castro ! Il nous présente avec ce dernier tome un récit captivant. Vhlan est une planète aussi dangereuse que fascinante. C’est grâce à ses habitants, créatures mystérieuses qui posent une énigme fascinante au reste de l’univers, mais aussi à Andréa et aux lecteurs ! Quel plaisir de retrouver notre procureure acerbe, qui en prend plein la poire dans ce tome. C’est une histoire sombre et violente, menée à un rythme soutenu, avec une dernière partie à couper le souffle. Mais j’avoue que l’enquête m’a manquée dans les deux premiers tiers du roman ! Ceci dit, on retrouve la légendaire perspicacité d’Andrea Cort à la fin.

Le roman entre dans le Summer Star Wars.

Note : 17/20

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Catégories : Chroniques

3 commentaires

Shaya · 26 juin 2022 à 17 h 51 min

Je lis juste le dernier paragraphe pour ne pas me spoiler, en espée

Shaya · 26 juin 2022 à 17 h 51 min

En espérant que ce dernier tome me plaise aussi !

La Guerre des Marionnettes, Adam-Troy CASTRO – Le nocher des livres · 28 juin 2022 à 10 h 57 min

[…] : Feyd Rautha (L’épaule d’Orion), Gromovar, Apophis, François Schnebelen (Yozone), La Geekosophe, […]

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