Chronique inconcevable: Princess Bride de William Goldman

Princess-Bride

Comme beaucoup de gens, j’aime beaucoup le film de Rob Reiner qui fait partie de mes films doudous. Le genre qu’on regarde quand on a une petite déprime. Pour cette chronique, je me suis alors intéressée au livre. Il a été écrit par William Goldman, qui est scénariste pour le cinéma en plus d’âtre écrivain. Il a notamment rédigé le scénario de Misery, l’adaptation du livre éponyme de Stephen King. Avec Princess Bride, William Goldman nous propose un roman de cape et d’épée déjanté doublé d’une histoire d’amour qui vaincra jusqu’à la mort.

 

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Synopsis de Princess Bride

 

Le conte intemporel écrit par S. Morgenstern – redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman – est peuplé de personnages aussi inoubliables que : Westley, le beau valet de ferme qui risque la mort, et pire encore pour la femme qu’il aime ; Inigo Montoya. Le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père Fezzik, le plus doux et le plus fort des géants… et, bien sur, Bouton d’or : la princesse, la fiancée, la femme parfaite, la plus belle de toute l’histoire du monde.

Une aventure menée tambour battant

 

Ce qui surprend dans un premier temps, c’est la façon dont William Goldman utilise son média. Il n’hésite pas à interrompre le récit pour nous partager ses pensées. Car ce n’est pas lui l’écrivain originel de l’œuvre, mais l’éminent Morgenstern (fictif en réalité). C’est un procédé narratif qui ne plaira pas à tout le monde, mais j’ai trouvé ses interventions rafraîchissantes, avec ce qu’il faut d’humour et de sarcasme. L’auteur justifie avec humour certaines coupes qu’il a dû faire par rapport à l’œuvre originale, mais aussi relie certains événements du livre à sa vie quotidienne, ce qui participe à universaliser Princess Bride. Il parvient à en faire une œuvre intemporelle en soulignant les passages qui méritent des précisions, ou les mettre en exergue avec ses peurs d’enfant ou les inquiétudes de son propre fils.

Ce fut également un plaisir de retrouver les personnages qui hantaient mon imaginaire. En particulier Inigo Montoya, le fougueux hispanique en quête de vengeance et le géant Fezzik. Ils sont plus attachants que jamais. En réalité, Princess Bride confirme avec brio une pensée que j’avais formulée il y a bien longtemps lors de mes précédentes lectures. L’archétype est un outil puissant. Bien utilisé, il crée les personnages les plus présents dans l’imaginaire populaire. Mal utilisé, il devient le cliché, créature insipide qui hante les cauchemars des lecteurs. Princess Bride en tire avantage en créant des personnages sympathiques, même les les vils, que l’on peine à quitter. On prend un plaisir coupable à tomber sur des répliques cultes.

Il y a peu de temps mort dans Princess Bride, les aventures s’enchaînent entre enlèvements, rongeurs de taille inhabituelle et duels flamboyants. L’humour est très présent, je me suis surprise à glousser devant certains dialogues piquants entre Westley et Inigo ou les délire de Max le miracle. On ne s’ennuie jamais réellement, même la niaiserie nous semble soudainement charmante.

 

Conclusion : un roman feel-good parfait pour s’évader

 

Princess Bride est léger et possède cette atmosphère de conte avec un côté second degré qui apporte des touches d’humour. Les personnages échappent à la niaiserie grâce à leurs traits d’esprit. Le livre est très bien rythmé, aussi bien car les aventures s’enchaînent sans temps mort que grâce à l’humour, notamment des dialogues qui apportent une vraie dynamique au récit.

Note : 15/20

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2 commentaires sur “Chronique inconcevable: Princess Bride de William Goldman

  1. Oh oui, c’est un délicieux roman, et j’en avais aussi rédigé une petite chronique dithyrambique après avoir acquis l’édition collector de Braglonne !
    J’étais déstabilisée au début par le procédé narratif, puis je me suis prise au jeu et j’ai vraiment a-do-ré.
    Bref. Merci de ta chronique 😉

    1. Aaaah une autre fan de Princess Bride ! J’ai aussi craqué sur l’une des éditions collector de Bragelonne, qui je trouve restranscrit très bien l’univers du livre (en plus j’avais besoin d’une romance pour un défi lecture, ça tombait à pic !)

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