Pour cette année, j’ai décidé de regarder quelques films dans la thématique de Halloween ! Je regarde très peu de films ou de séries d’horreur : j’ai tendance à être facilement impressionnée. Cependant, je pense avoir trouvé des films à regarder parfaits pour la saison mais sans être absolument terrifiants.
Kwaïdan de Masaki Kobayashi

Les cheveux noirs : Un samouraï choisit d’abandonner sa femme pour fuir la pauvreté et épouse la fille d’un riche gouverneur. Hanté par le souvenir de son premier amour, il finit par retourner sur ses pas… La femme des neiges : Pris dans une tempête de neige, deux bûcherons trouvent refuge dans une cabane. Le plus jeune voit son compagnon mourir sous le souffle glacial d’une mystérieuse femme, qui fait promettre au survivant de ne jamais révéler cette histoire à quiconque… Histoire de Hoichi sans oreilles : Un jeune aveugle du nom de Hoichi est recueilli par des moines près de la baie de Dan-no-ura, lieu de théâtre d’une sanglante bataille qui opposa jadis les clans Heike et Genji. Par son chant, Hoichi va réveiller les fantômes des vaincus… Un bol de thé : Un samouraï voit apparaître le visage d’un homme au fond de son bol de thé. Il chasse cette vision en l’avalant d’un trait. Bientôt, l’homme fait son apparition en chair et en os…
Ce sont des histoires contemplatives qui prennent leur temps pour installer une ambiance irréelle, c’est donc différent de l’horreur contemporaine. Chaque histoire est fortement liée aux espoirs, vices et attentes des personnages, ce qui rend ces historiettes très humaines. L’une des grandes qualités réside dans la qualité de la mise en scène et les constructions des décors, que nous soyons dans des paysages enneigés, sur des mers ou dans des ruines. Le réalisateur s’inspire du théâtre nippon classique, notamment dans les costumes et les maquillages, ce qui ajoute à l’esthétique unique de ce film. En plus, c’est parfait pour les fans des ambiances d’Halloween qui ont facilement les chocottes : on est dans le thème sans que ce soit terrifiant.
Les prédateurs de Tony Scott

Miriam est une femme-vampire née en Egypte il y a 4000 ans. Elle possède le don de l’immortalité et de la jeunesse. Elle vit, désormais, à New York, avec son compagnon John depuis 300 ans. John est alors frappé d’un processus accéléré de vieillissement. Afin de tenter de le sauver, Miriam rencontre la séduisante Sarah, docteur spécialiste des mécanismes du vieillissement, sur laquelle elle jette son dévolu…
Un film de vampires avec David Bowie, Catherine Deneuve et Susan Sarandon ? Un peu que je regarde ! Tourné en 1983, Les prédateurs est vraiment une expérience de son époque, avec un esthétique très cold wave (on a même la première scène qui se passe pendant un concert de Bauhaus). Visuellement envoûtant, on sent que le réalisateur Tony Scott a commencé sa carrière dans les clips. Il y a un gros travail sur le rythme et la conception des plans qui rendent le rythme assez contemplatif, mais cela permet d’installer une atmosphère particulière. C’est un film esthétisé qui lie violence, érotisme queer et sensualité à travers une interprétation moderne du vampirisme tout en en respectant les codes traditionnels. J’ai beaucoup aimé l’ambiance générale, le rythme mélancolique et lancinant et les acteurs qui sont parfait dans leurs rôles.
The Cell de Tarsem Singh

La psychologue Catherine Deane participe à l’expérimentation d’un procédé thérapeutique révolutionnaire qui lui permet de visiter littéralement les esprits de patients inconscients. Lorsque le FBI lui demande d’utiliser cette technique pour pénétrer dans le cerveau de Carl Stargher, un tueur en série tombé dans le coma, elle ignore l’expérience traumatisante qui l’attend. Elle doit localiser la cellule piégée où est enfermée la dernière victime de Stargher. Entre répulsion et fascination, elle progresse dans le dédale psychologique du tueur, jusqu’à devenir une proie…
Difficile d’avoir un avis sur ce genre d’OVNI cinématographique, car The Cell est une oeuvre à l’ambition démesurée. L’esthétique onirique permet d’avoir un visuel à la fois somptueux et dérangeant, avec un travail sur les couleurs, les costumes et les ambiances vraiment mémorables. Le film nous entraîne dans la psyché malade d’un tueur en série impitoyable, ce qui nous immerge dans des moments violences et malsains. J’ai cependant eu l’impression d’avoir affaire à une oeuvre qui ne parvient à exploiter pleinement son sujet, la faute à une écriture curieusement naïve du personnage de la psychologue (même si Jennifer Lopez est crédible, ce n’est pas problème de jeu). Mais ça reste une expérience unique en son genre. J’avoue cependant avoir préféré The Fall, qui reprend ses thématiques oniriques, parfois de manière un peu fouillie, mais qui parvient à donner un film plus touchant.
Quels films dans la même veine vous conseilleriez ?
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