Les serpentards ne sont pas tous diaboliques ! Mais beaucoup des membres de la maison du serpent sont plutôt cyniques et ambigus. Pour la maison qui préconise la ruse et l’ambition, rien de tel que des histoires peu manichéennes avec des héros qui s’élèvent à grâce à leur persévérance, leur ambition et leur ruse. Mais aussi avec des personnages difficiles à cerner, comme Severus Rogue. Pour moi, les serpentards sont très individualistes et suivent une morale qui leur est propre, ce qui les rend peu scrupuleux des règlements et capables du pire comme du meilleur.

 

Bel-Ami de Guy de Maupassant

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Le manipulateur Georges Duroy n’hésitera pas à faire usage de ses charmes pour grimper les échelons. Rusé, il se sert des femmes qu’il séduit pour provoquer son ascension sociale parmi la société parisienne de la Belle Époque, alors en pleine expansion. Bel-Ami est la belle illustration de l’opportunisme, mais aussi de l’ambition et de la ruse. Autant de qualités que Salazar Serpentard apprécie parmi ses élèves. Les serpy apprécieront particulièrement la vision cynique de la société de l’Epoque ainsi que la débrouillardise de George Duroy.

Georges Duroy, dit Bel-Ami, rêve d’ascension sociale. Prêt à tout pour quitter sa mansarde et entrer dans la bonne société parisienne, il use de son charme et multiplie les conquêtes pour se faire un nom. Mais cette ambition débordante le fera-t-elle courir à sa perte ?

 

Fille de l’Empire de Raymond Feist

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Un livre avec des manigances politiques et de la manipulation ! Lorsque Mara, 17 ans, se retrouve à la tête de son clan suite à la mort suspecte de son père et ses frères, elle doit trouver un moyen de redorer le blason des Acoma. Entre ruses et complots, tous les moyens sont bons pour que son clan affaibli retrouve l’honneur qu’il a perdu et s’impose face à ses rivaux. Mara fait preuve d’une finesse hors normes sans être pour autant un personnage négatif. Ce que j’apprécie, car j’ai toujours trouvé que l’univers Harry Potter manquait d’un personnage issu de serpentard qui ne soit pas pour autant complètement mauvais. Enfin,  l’univers du livre s’inspire beaucoup du Japon féodal, ce qui est plutôt rare en fantasy.

Elle s’appelle Mara. Elle devait rentrer au couvent pour le reste de sa vie, mais le destin en a décidé autrement. La mort de son père et de son frère la propulse du jour au lendemain à la tête du clan Acoma, l’une des familles les plus prestigieuses de l’empire. Un empire où les luttes de pouvoir entre les nobles ont une telle importance qu’elles portent un nom : le jeu du Conseil. Intrigues, complots, alliances : tous les coups sont permis. Dans ce monde d’hommes, que peut une jeune femme comme Mara pour restaurer l’influence de sa maison, sans risquer l’assassinat ? Seul un pari désespéré pourrait lui permettre d’échapper aux manigances de ses rivaux…

 

Le Prince de Machiavel

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Un classique de la philosophie politique. Machiavel dépeint avec un certain cynisme les liens qui unissent les différentes parties de la population. Le but avoué : comment obtenir et garder le pouvoir en se reposant sur sa ruse et sa connaissance des autres. La vision très réaliste du pouvoir va certainement plaire aux serpentards.

Conquérir le pouvoir ? Rien de plus simple, pour ceux que favorise la Fortune et qui acceptent d’être des créateurs d’Etats. Mais le conserver, voilà qui exige de la virtus. Car il faut conduire les hommes selon la nécessité d’un temps politique toujours incertain. Dans Le Prince, Nicolas Machiavel (1469-1527) expose cet art de gouverner en brisant les miroirs au prince des temps médiévaux. Il l’écrit en 1513, alors que le retour des Médicis l’éloigne de l’engagement républicain qui fut la passion d’une vie entièrement tournée vers l’action politique. Il l’écrit pour parer les coups et comprendre sa défaite. Non pour rêver de cités idéales, mais pour nommer avec exactitude la réalité du pouvoir, cet exercice habile de la domination.

 

La trilogie de Bartiméus de Jonathan Stroud

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A la recherche d’un anti-héros à la langue bien pendue ? Voici les aventures de Bartiméus le Djinn et de Nathaniel. Bartiméus n’est pas le puissant de son espèce, mais c’est le plus affuté. Rusé, insolent et capable du meilleur comme du pire, c’est un personnage qui porte la roublardise inhérente aux Serpentards. Nathaniel, le magicien qui l’invoque, est ambitieux et débrouillard et n’hésite pas à contourner les règles pour arriver à ses fins. Les deux auraient leur place chez les vert et argent…

Londres. XXIe siècle. La ville est envahie de sorciers qui font appel à des génies pour exaucer leurs désirs. Lorsque le célèbre djinn Bartiméus est appelé par une puissante invocation, il n’en croit pas ses yeux : l’apprenti magicien, Nathaniel, est bien trop jeune pour solliciter l’aide d’un génie aussi brillant que lui ! De plus, cet adolescent surdoué lui ordonne d’aller voler l’Amulette de Samarcande chez le puissant Simon Lovelace. Autant dire qu’il s’agit d’une mission suicide. Mais Bartiméus n’a pas le choix : il doit obéir. Le djinn et le magicien se trouvent alors embarqués dans une dangereuse aventure.

 

Dragon Rouge de Thomas Harris

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Un grand classique du thriller qui ravira les amateurs de finesse psychologique ! Dragon Rouge comporte notamment Hannibal Lecter, le diaboliquement intelligent tueur en série. Cette histoire de chat et de la souris est juste fascinante. Difficile de ne pas admirer la ruse des personnages, avec chacun un sens de ma moral qui leur ait propre.

Une série de meurtres terrifiants secoue les États-Unis. Tous suivent le même rituel d’horreur, tous sont signés d’un mystérieux Dragon rouge. Un homme est sur une piste. Il s’appelle Will Graham. Il a déjà démontré par le passé sa curieuse aptitude à se mettre dans la peau des psychopathes, à adopter leur point de vue, à deviner leurs pulsions les plus secrètes. Dans cette sinistre traque, il va rencontrer en prison un autre monstre : le diabolique Hannibal Lecter. Pour Graham, commence alors une lente descente aux enfers, dans le sombre psychisme de ces meurtriers en série, au risque de s’y perdre…

 

Vous aimez ma sélection pour les serpys ? Il y a bien sûr beaucoup d’autres livres qui peuvent leur correspondre. J’avais aussi sélectionné Les liaisons dangereuses et Game of Thrones parmi mes finalistes, mais un deuxième round est toujours possible, n’est-ce pas ? Vous pouvez allez voir ma sélection pour les Gryffondors en attendant l’arrivée de celle pour nos amis les Poufsouffles !

 

 

Catégories : LittératurePop-culture

6 commentaires

bioteafull · 24 mars 2018 à 8 h 53 min

ahaha elle est parfaite pour les serpentards en effet 😉 , d’ailleur je ne me rappelais plus que dans le bel ami il y avait aussi une histoire de manipulation ! merci pour cette selection originale !

    La Geekosophe · 24 mars 2018 à 22 h 14 min

    C’est la vie de George Duroy, la manipulation 😀 Ravie que la liste t’ait plu ! Tu es dans quelle maison ?

Caro Bleue Violette · 24 mars 2018 à 19 h 35 min

Haaaaa Les Liaisons Dangereuses, j’y avais pensé ! Mais le premier roman qui me soit venu en tête c’est Autant en emporte le vent, à cause de Scarlett O’Hara. Je l’adore, c’est l’une de mes héroïnes préférées – mais pour moi il ne fait aucun doute qu’elle aurait été à Serpentard 🙂

Sinon je n’ai lu aucun livre de cette sélection, à part Bel-Ami – que je n’avais pas spécialement apprécié ^^

    La Geekosophe · 24 mars 2018 à 22 h 17 min

    Tout à fait, Scarlett O’Hara est une serpentard pur jus ! Je n’ai vu que le film mais j’avais beaucoup aimé ce personnage (elle est très impopulaire d’ailleurs, mais ce doit être parce qu’elle n’en fait qu’à sa tête au mépris des convenances).
    J’avais aussi pensé au Rouge et le Noir, Julien Sorel est aussi un ambitieux petit filou !

La Belle Bleue · 25 mars 2018 à 15 h 37 min

Comme je te l’avais dit, Game og Thrones aussi faisait très Serpy. Mais ta sélection est TROP BIEN 🙂 D’autant plus que j’en ai lu pas mal de ta sélection, et que je plussoie ton choix et les raisons de ton choix 🙂 Machiavel évidemment, j’y avais pas pensé mais c’est pile dans l’esprit Serpy 🙂 Bel-Ami j’avais KIFFE quand je l’avais lu au collège, je l’avais même relu en 2de il me semble. Et Dragon Rouge aussi un classique bien dans l’esprit ^^
Sinon, je me laisserais bien tenter par la Trilogie de Bartimeus, j’adore les anti-héros (c’est pourquoi Gryffondor, ça va bien 5 minutes mais après ils commencent à être un peu rasoir je trouve) 🙂

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