Septembre se clôture ! J’aime beaucoup cette période de l’année, la transition vers l’automne (qui arrive trop tardivement malheureusement). En tout cas, septembre a été l’occasion de me replonger dans de la fantasy, notamment via le Pumpkin Autumn Challenge.

Les sept soeurs tome 6 : la soeur du Soleil de Lucinda Riley

Les sept soeurs tome 6 : la soeur du Soleil de Lucinda Riley

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Électra d’Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, une magnifique demeure sur les bords du lac de Genève.
Électra, la sixième sœur, a tout pour elle : mannequin le plus en vue de la planète, elle est belle, riche et célèbre. Mais derrière cette image idéale, c’est une jeune femme perdue depuis le décès de Pa Salt. Emportée dans la spirale infernale de la drogue et de l’alcool, et alors que tout son entourage craint pour elle, elle reçoit une lettre d’une inconnue qui dit être sa grand-mère. Celle-ci lui révèle que ses racines se trouvent au Kenya, au cœur d’une tribu massaï…

La sœur du Soleil se distingue nettement des tomes précédents, autant par le tempérament d’Electra que par l’ambition de ses thématiques. Lucinda Riley signe le portrait de deux femmes fortes et non conformistes, et aborde avec courage des sujets sensibles comme l’addiction, le colonialisme et le racisme. Si cette richesse thématique se fait parfois au détriment de la profondeur, notamment sur le plan culturel où j’ai trouvé ce tome moins fouillé que les autres, elle a le mérite de renouveler la formule de la saga et d’éviter l’écueil de la répétition. Un tome imparfait mais attachant, porté par une héroïne au caractère marqué qui ne laissera personne indifférent.

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La vieille anglaise et le continent de Jeanne-A Débats

La vieille anglaise et le continent de Jeanne-A Débats

Certaines propositions ne se refusent pas.
Même lorsque vous êtes une très vieille eco-warrior acariâtre à l’agonie.
Même si l’offre va à l’encontre de tous les idéaux que vous avez défendus pendant des années.
Votre esprit va être transféré dans le corps d’un grand cachalot, un des derniers de son espèce.

La vieille anglaise et le continent est une novella d’une densité remarquable qui, en quelques dizaines de pages, parvient à conjuguer poésie et brutalité, réflexion écologiste et questionnements éthiques. Jeanne-A Débats déploie une plume sensible et sensuelle pour nous immerger dans la conscience d’un cachalot, tout en n’éludant pas la violence de l’exploitation des océans. Derrière le voyage d’Ann se dessinent des interrogations profondes sur la frontière entre le légal et l’éthique, sur l’exploitation d’autrui et sur notre rapport au vivant. C’est un texte court mais bouleversant, porté par une héroïne attachante et une écriture d’une grande justesse, qui prouve qu’il n’est pas nécessaire d’accumuler les pages pour marquer durablement son lecteur.

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Le dieu oiseau d’Aurélie Wellenstein

Le dieu oiseau d’Aurélie Wellenstein

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du  » banquet  » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent disposer de leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils d’un chef du clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Enfin la nouvelle compétition est sur le point de commencer. L’occasion tant attendue par Faolan pour prendre sa revanche. Aura-t-elle le goût du sang ?

Le Dieu Oiseau est un roman de dark fantasy d’une noirceur assumée, porté par un folklore original puisé aux mythologies pacifiques, précolombiennes et mésopotamiennes qui tranche avec les inspirations européennes habituelles. Aurélie Wellenstein construit un monde impitoyable, régi par la violence et la loi du plus fort, où évolue un anti-héros tourmenté dont la psychologie au bord de la folie constitue l’un des grands atouts du récit. Au-delà de sa brutalité, le roman interroge avec justesse les cycles de la vengeance, la corruption du pouvoir et le poids des traumatismes. Une lecture exigeante et éprouvante, qui ne conviendra pas aux âmes sensibles, mais qui séduira les amateurs de fantasy sombre et de personnages complexes. Une belle réussite que je recommande à ceux qui n’ont pas peur de la noirceur.

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Les reines d’Emmanuelle Pirotte

Les reines d'Emmanuelle Pirotte

Sur les ruines de nos civilisations, un nouveau monde s’est bâti. L’humanité a renoncé au progrès matériel et retiré au sexe masculin ses anciens privilèges. Les royaumes sont désormais gouvernés par des femmes, autant de Reines que l’épreuve du pouvoir révèle parfois autoritaires et souvent rivales.
Dans ce monde aux immenses espaces sauvages, des groupes de nomades, artisans, chasseurs et comédiens se croisent sur les vestiges des routes d’autrefois. Parmi ces communautés, celle des Britannia, où les jeunes Milo et Faith brûlent d’un désir réciproque et néanmoins interdit. Leur attirance va provoquer le bannissement de Milo. Commence alors pour le jeune homme une longue errance à travers les terres du Nord ; mais si Milo espère retrouver Faith, il n’imagine pas combien son voyage obéit aux lois de la destinée – ce grand compas qui, toujours, nous entraîne vers nos origines.

Compliqué de parler de cette lecture ! Je trouve que le plus problème c’est que je retrouve assez peu ce qu’on me promet dans le synopsis. Le roman suit plutôt les affres de deux personnages liés par un amour puissant mais séparés par le destin. Les sociétés matriarcales décrites apparaissent tardivement mais sont en plus en train de devenir rares. La plupart des Reines ont déjà cédé leur couronne à des hommes. Nous commençons l’histoire dans des groupes de gens du voyage, des sociétés qui sont restés patriarcales. On suit surtout les voyages de Faith et de Milo. En soi c’est assez intéressant de découvrir cette société post effondement : retour de l’esclavage, relations complexes entre les différents peuples… Mais on est surtout concentré sur les atternoiements de Milo et de Faith. Faith qui est par ailleurs un personnage qui m’a hérissé le poil. C’est une manic pixie girl au caractère changeant dont tous les hommes et femmes tombent amoureux. Quant aux sociétés matriarcales, elles sont assez peu décrites. Elles ressemblent plutôt à un retournement des valeurs des sociétés patriarcales médiévales, avec la même violence. On n’a cependant que peu d’éléments sur pourquoi nous sommes passés de l’ancien monde à ce type de société.

Récits du demi-loup tome 1 : Véridienne de Chloé Chevalier

Récits du demi-loup tome 1 : Véridienne de Chloé Chevalier

Au bord de l’implosion, le royaume du Demi-Loup oscille dangereusement entre l’épidémie foudroyante qui le ravage, la Preste Mort, le prémisses d’une guerre civile, et l’apparente indifférence de son roi. Les princesses Malvane et Calvina, insouciantes de menaces qui pèsent sur le monde qui les entoure, grandissent dans la plus complète indolence auprès de leurs Suivantes. Nées un jour plus tard que le futures souveraines auxquelles une règle stricte les attache pour leur existence entière, les Suivantes auraient dû être deux. Elles sont trois. Et que songer de la réapparition inopinée du prince héritier, Aldemor, qu’une guerre lointaine avait emporté bien des années auparavant ? Avec lui, une effroyable réalité rattrape le château de Véridienne, et le temps arrive, pour les Suivantes et leurs princesses, d’apprendre quels devoirs sont les leurs.

Un récit de fantasy surprenant. L’ensemble de la narration prend place dans un univers médiéval imaginaire, mais le scénario est purement politique : il n’y pas une once de magie, peu de passages de batailles hormis dans quelques flashbacks. Nous suivons la famille royale du Demi-Loup, petit royaume aux longs hivers. La tradition échoit à chaque héritier un ou une suivante du même sexe, qui sert de double et de conseiller à la Royauté. Or, deux princesses, cousines, se retrouvent dans un contexte politique et social extrêmement épineux. Nous suivons leur enfance et leur apprentissage alors que la situation tend à s’envenimer : guerre, maladies… Mais aussi conflits internes entre des camps qui devraient faire front commun. La plume de Chloé Chevalier permet de nous immerger dans les rouages complexes des pensées de ces jeunes filles, souvent inconséquentes et qui manquent de cadre. L’autrice choisit de raconter son histoire à travers des extraits de journaux, mais précise rarement qui prend la parole. Cela pousse le lecteur à rester très attentifs aux détails, à la dentelle de ce fait ou défait les relations. J’ai beaucoup apprécié ce récit finalement subtil et aux nombreux mystères.

Quelles sont vos romans du moment ?

Catégories : Points lectures

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